La Vieille ville, connue sous le nom de Place d’armes, traverse une crise chronique qui ne cesse de s’aggraver. Ce quartier historique, composé de ruelles étroites, de mosquées et demeures anciennes, s’effrite au fil du temps. Considéré comme l’un des plus anciens noyaux urbains d’Annaba, cette ancienne cité se transforme progressivement en zone à haut risque, où les habitants vivent chaque hiver dans l’angoisse des intempéries et de leurs conséquences sur des bâtisses fragilisées par le temps.
Par le passé, la Place d’armes a déjà connu des effondrements ayant causé des dégâts matériels importants et fait blessés. Les autorités locales procèdent régulièrement à des évacuations préventives, mais les solutions durables tardent à venir. La Vieille ville, avec ses bâtisses traditionnelles et son implantation singulière, pourrait être un pôle culturel et touristique de premier plan. Le délabrement touche non seulement les logements, mais aussi certaines ruelles, jadis animées, aujourd’hui désertes ou évitées, tant le danger est perçu comme imminent. Ce qui met aussi en péril la sécurité des habitants de peur des agressions et des vols.
Face à cette situation alarmante, des associations citoyennes tentent, à chaque fois, de redorer le blason terni de la Place d’armes, cette cité séculaire, invitant au respect de l’histoire, à la réhabilitation des bâtis anciens, et à l’ouverture au tourisme culturel.
Dans cette optique, le député Seklouli Oulid a adressé une lettre écrite au ministre du Logement, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire, alertant quant à la situation critique de la Vieille ville.
Dans son courrier, l’élu rappelle que chaque perturbation météorologique entraîne de nouvelles chutes partielles de bâtiments anciens, provoquant la panique parmi les familles qui vivent dans des habitations devenues «non seulement insalubres, mais aussi incapables de résister aux conditions climatiques actuelles». Il veut aussi s’enquérir sur l’état d’avancement du projet de réhabilitation et de restauration de la Vieille ville, annoncé depuis plusieurs années, mais dont le sort demeure flou.
Les préoccupations portent aussi sur le destin des familles occupant les immeubles fragilisés, ainsi que sur les résultats de l’opération de recensement effectuée récemment par les services de la daïra d’Annaba, censée permettre le relogement des ménages touchés.
La survie de la Place d’armes dépendra de la volonté collective : des pouvoirs publics, des élus, mais aussi des habitants et des associations, pour réhabiliter les lieux, préserver le patrimoine, et redonner dignité et sécurité à ceux qui y vivent.
Par : I.S










