La revue militaire américaine Military Watch Magazine a publié, mercredi dernier, un rapport qui met en lumière la singularité de l’Algérie dans la région Moyen-Orient – Afrique du Nord. Selon cette analyse, l’Algérie est « la seule nation arabe à avoir construit un système intégré et efficace de défense aérienne », capable de contrer une éventuelle attaque israélienne.
Cette évaluation intervient dans un contexte d’intensification des frappes israéliennes dans plusieurs capitales arabes et zones sensibles, dont l’attaque spectaculaire menée la veille à Doha, au Qatar, contre des cadres du Hamas. Cette opération a révélé l’absence de véritables capacités de dissuasion dans la plupart des pays de la région, exception faite de l’Algérie.
Une stratégie de modernisation entamée depuis 2011
Depuis l’intervention militaire occidentale en Libye en 2011, Alger a investi massivement dans la modernisation de ses systèmes de défense aérienne. Elle s’est dotée d’équipements russes de dernière génération, tels que les S-300PMU-2 et S-400, complétés par des systèmes chinois à longue portée comme le HQ-9. Ces dispositifs sont renforcés par des moyens intermédiaires comme le BuK-M2, créant une couverture en couches capable de neutraliser divers types de menaces.
À cette architecture défensive s’ajoute une aviation de chasse parmi « les plus modernes de la région », selon la revue américaine. L’Algérie dispose de plus de 70 Su-30MKA multirôles, de Su-35 spécialisés dans la supériorité aérienne et de MiG-29M de nouvelle génération. Un parc qui, toujours selon Military Watch Magazine, surpasse non seulement certains voisins mais rivalise aussi avec des forces aériennes européennes et israéliennes dans plusieurs domaines.
Une autonomie stratégique sans dépendance occidentale
L’étude souligne la différence fondamentale entre l’Algérie et d’autres pays arabes comme l’Égypte, dépendants d’avions occidentaux livrés avec des restrictions technologiques. Alger a fait le choix stratégique de s’équiper en Russie et en Chine, ce qui lui assure une autonomie opérationnelle totale, sans contrainte de codes de lancement ni dépendance politique vis-à-vis de ses fournisseurs.
En conclusion, la revue estime que l’armée de l’air israélienne fonde une partie de sa stratégie sur la vulnérabilité de ses adversaires, alors que l’Algérie représente un contre-modèle : une puissance régionale qui a bâti sa crédibilité militaire sur l’indépendance technologique et la souveraineté stratégique.
Par : S.A.B.









