Aucune logique commerciale n’est en mesure de justifier cette flambée des prix. Le citoyen lambda continue de subir un «embargo alimentaire» qui ne dit pas son nom! C’est une véritable saignée à laquelle des pans entiers de la société sont aujourd’hui confrontés.
De la tomate à la courgette, entre autres, en passant par les viandes, les fruits…, la liste est bien évidemment longue. Tous les produits n’ont pas été épargnés par cette loi implacable d’un marché qui n’est plus du tout contrôlé par l’Etat. Face à un pouvoir d’achat au rabais, le pauvre citoyen ne sait plus, d’ailleurs, à quel saint se vouer. Aux autres charges de la vie (électricité, eau), entre autres, s’ajoute une flambée des prix de la mercuriale. «Avec un salaire «minable» et une famille, composée de six membres, à sa charge, il est impossible de répondre aux besoins incessants de ses enfants», a lancé un citoyen, avec une pointe de chagrin résumant tout le marasme d’une société.
«On est en train de mourir à p’tit feu», a dit un autre père de famille, rencontré au niveau du marché de Daksi. Excédé et outré par une situation inextricable, ce dernier n’a pas manqué d’égratigner et d’accuser directement les services concernés.
De l’avis des spécialistes, toutes les conditions sont, ainsi, favorables pour que les fléaux sociaux se prolifèrent et se propagent au sein de la société. La cherté de la vie est, de l’avis de certains analystes, le foyer de tous les fléaux. Faut-il rappeler, qu’à ce propos, des familles entières se nourrissent, malheureusement, des déchets ménagers des voisins. Une situation qu’on a crue à jamais révolue.
«Les temps sont vraiment difficiles», a ajouté un citoyen. On est en train d’assister, poursuit-il, à une sous-alimentation aux conséquences néfastes sur la santé de nos enfants». Avec une fertilité des terres reconnue par tout le monde, la question demeure posée : où réside le problème? La réponse est laissée aux ministres du Commerce et de l’Agriculture.
Par : A.A










