L’Algérie figure désormais dans le top 10 du classement 2024 de l’AIDI (Africa Infrastructure Development Index), un indicateur de référence qui évalue les progrès réalisés en matière d’infrastructures à travers le continent. Cette distinction confirme l’élan pris par le pays dans sa volonté de modernisation, et le place au même rang que des puissances régionales telles que l’Égypte, l’Afrique du Sud ou encore le Maroc. L’Algérie a accéléré ces dernières années ses investissements dans des domaines jugés stratégiques pour le développement à long terme, en premier lieu dans le secteur de l’énergie.
Le pays poursuit l’augmentation de ses capacités de production électrique, avec un accent particulier sur les énergies renouvelables. L’extension des centrales solaires s’inscrit dans une stratégie de réduction de la dépendance aux énergies fossiles, en vue d’accompagner une transition énergétique progressive. En parallèle, le développement du réseau de transport constitue un levier important de transformation. L’extension du réseau ferroviaire, notamment dans le sud, vise à désenclaver les zones isolées, tandis que les projets d’élargissement des axes autoroutiers et de modernisation des infrastructures portuaires, comme à Skikda ou Oran, renforcent la position du pays comme carrefour logistique en Méditerranée.
–Un engagement soutenu dans le numérique et l’innovation–
Le numérique joue également un rôle croissant dans cette dynamique. L’État algérien a lancé plusieurs programmes destinés à améliorer la connectivité sur l’ensemble du territoire, en particulier dans les régions rurales. L’objectif est clair : généraliser l’accès à Internet haut débit, condition essentielle au développement des services numériques, de l’économie digitale et de l’innovation. Ce chantier est soutenu par des partenariats internationaux et s’inscrit dans une volonté d’intégration de l’Algérie à la nouvelle économie du savoir en Afrique du Nord.
Alors que d’autres pays africains, comme la RDC avec le soutien de la Banque mondiale pour un vaste projet hydroélectrique ou le Ghana avec ses ambitions dans l’intelligence artificielle, se démarquent également par leur dynamisme, l’Algérie opte pour une approche équilibrée. Elle articule la modernisation des infrastructures de base avec une ouverture vers les technologies de demain, dans le but d’attirer les investissements étrangers, de soutenir l’industrialisation et de stimuler la croissance à long terme.
Cette stratégie conforte la place de l’Algérie comme acteur central du développement régional. En misant sur des projets d’envergure et en renforçant ses capacités internes, le pays s’affirme progressivement comme l’un des pôles économiques les plus solides du continent africain pour les années à venir.
Par : S.A.B.










