«Les tricheurs aux épreuves du BAC et BEM ne seront jamais de bons cadres au futur», ce qu’ont affirmé, avant-hier, les deux présidents de Cour lors d’une conférence de presse tenue au siège du tribunal de Batna. C’est ce qui a été annoncé lors du lancement d’une vaste campagne de sensibilisation sur les risques de fraude aux examens du Baccalauréat et BEM par le ministère de la Justice sur les risques de fraude et les peines encourues à l’encontre des personnes tricheuses. A l’occasion, les deux intervenants ont souligné, durant la journée d’étude, que les auteurs de divulgation ou de diffusion de sujets sont passibles de poursuites par le tribunal criminel et encourent des peines criminelles.
A l’approche des examens de fin d’année qui vont se dérouler incessamment, une journée d’étude suivie d’une conférence de presse sur la fraude aux examens de fin d’année (BAC et BEM) a été organisée avant-hier, au palais de justice par Bioud Nacer, président de cour et Benbelkacem Moncef, procureur général, en présence des magistrats, juges, autorités locales, différents services de sécurité et avocats, sans oublier. Athamena Athmane, directeur de l’Education de la willaya de Batna.
Selon le président de la Cour, cette initiative vise à rappeler l’importance de l’intégrité des épreuves, prévenir toute tentative susceptible de compromettre l’égalité des chances entre candidats et les sanctions sévères prévues par l’application de la nouvelle loi.
Pour sa part, le procureur général a souligné que dans le cadre de la lutte contre la triche et la fraude de manière générale aux examens scolaires notamment, le Bac et le BEM, cette initiative permet aussi d’alerter l’opinion publique sur les dangers des infractions liées aux examens, en particulier la triche électronique et la fuite des sujets. Ces derniers phénomènes sont devenus une menace sérieuse pour l’intégrité du système éducatif, se répercutant sur la formation professionnelle et impliquant de faux cadres et de mauvais futurs gestionnaires. Sachant que depuis 2020, date de l’application des sanctions pénales, il a été enregistré un recul des pratiques liées aux fuites de sujets, notamment sur les réseaux sociaux.
La rencontre a permis, également, de dresser un état des lieux des dispositifs existants pour prévenir les actes de triche, en particulier durant les examens du baccalauréat. Toutefois, ce phénomène de triche a largement baissé durant ces dernières années. A peine 5 cas ont été constatés en 2024, depuis l’application de la loi. Il rappellera que la triche est considérée comme un délit, voire un crime grave, avec des peines sévères pour les élèves tricheurs, mais aussi pour leurs complices, qu’ils soient enseignants, surveillants, membres d’encadrement ou autres.
En outre, cette nouvelle loi 20-06 du 28 avril 2020, renforcée récemment, prévoit l’endurcissement des peines et des amendes allant de 3 à 15 années de prison ferme, suivis d’amendes, pouvant aller jusqu’à 150 millions de cts, en plus de l’exclusion des examens pour une durée allant de cinq à dix ans, confiscation du matériel utilisé, et suppression des comptes numériques liés aux infractions, apprend-on lors de la conférence de presse du procureur général, près la Cour de Batna, et du président de la Cour. Réussir sans recourir à la fraude, vigilance oblige.
Par : Benyahia Abdelmadjid









