Le projet des 20 logements à Kasr Sbihi est entre les mains de plusieurs promoteurs et est resté tel quel depuis 2013. Les souscripteurs interpellent le ministre de l’Habitat, ainsi que le wali d’Oum El-Bouaghi, afin d’intervenir pour alléger leurs souffrances. Ils espèrent une intervention urgente pour finaliser ce mystérieux projet, enregistré en 2011. Ils affirment, dans leur pétition, qu’ils ont bénéficié de ces logements en 2013 et ont payé le montant légalement prévu de soixante millions de centimes (600 000 DA) sur la base d’un ordre de paiement daté de 2013. Il est également à signaler que ce projet a été attribué au promoteur «S.S.D» la même année. Et, lorsqu’ils ont constaté son retard et sa lenteur dans la mise en œuvre, et qu’il n’a pas avancé au rythme requis, ils ont demandé aux parties concernées, à savoir la direction de l’Habitat, d’examiner cette affaire.
Le projet a été arrêté et, après avoir pris des mesures juridiques, il a été attribué au promoteur immobilier «S.F.D» conformément à un accord conclu en 2016 entre les deux parties (le premier et le deuxième promoteur) sous la supervision de la direction du Logement, où le promoteur immobilier s’engage à exécuter le contrat sur la base des projets, sans demander aux abonnés d’ajouter une quelconque rallonge. Mais, les souscripteurs ont été surpris d’être obligés par le deuxième promoteur de payer à nouveau un montant de soixante millions de centimes (600.000 DA). Depuis, les choses sont restées telles qu’elles. Ce qui a prolongé leurs charges locatives, et le calvaire des déménagements constants vers d’autres habitations.
Ils ont fait appel et rappelé le premier responsable de l’Exécutif, qui les a reçus au cabinet en février dernier. Lors de sa dernière visite à la municipalité de Ksar Sbihi, il a été informé de la situation déplorable qu’ils traversent en raison du grand retard dans l’achèvement du projet qui perdure à ce jour. Un troisième promoteur fait son apparition sur la ligne, mais les travaux, qui ont repris, avancent à un rythme de tortue, à la lumière de leurs souffrances et de leur longue attente. Ils rappellent que les autorités locales sont au courant du dossier après avoir visité le projet à plusieurs reprises, dont le délai est censé avoir pris fin que sur papier. Jusqu’à présent les souffrances des souscripteurs continuent.
Le wali d’Oum El-Bouaghi est très à cheval quant à l’exécution dans les normes et en temps réel, et à chaque réunion des instructions sont données. Hélas, certains promoteurs font fi de tous ces avertissements, poussant le premier responsable de l’Exécutif d’user de la liste noire.
Par : Hamoudi Chebout










