Le grand peintre Abdellaoui Mourad, de renommée nationale et internationale, a entamé une opération d’embellissement de la ville d’Ain Beida par la concrétisation de fresques sur les murs les mieux exposés de la cité. Cette initiative louable a poussé d’autres individus à se réunir, chapeauté par Djamel Kadi, pour réaliser d’autre esquisses sur la clôture du jardin L’Emir Khaled, sis route de Constantine.
Mourad, enfant prodige, a dessiné plusieurs tableaux sur les mus de l’Actel, ancienne Poste datant de l’époque coloniale. La morosité et le plat dans cette grande daïra, nous a poussé à prendre cette décision pour rendre, à la capitale des Hracta, son charme d’Antan. Véritable berceau de la révolution, de la culture, de la littérature, de la peinture, du théâtre, de la chanson et de la spiritualité depuis deux décennies, cette commune a été marginalisée par la fermeture du musée communal (ex-église), du centre culturel L’Emir Khaled, de la salle de projection Tahar Ouatar (ex-cinéma) et de deux maisons de jeunes en piteux état (El Moukawimine et Saidi djemai). Ajouter à tout cela, des cités datant des années 60 et 70, dont les façades délavées attendent un coup de pinceau.
Aujourd’hui, ces jeunes ont décidé de changer le visage de cette daïra, connaissant sa valeur et son histoire avant et après la guerre de libération. Cette énergie juvénile a fait appel aux urbanistes et architectes afin de réhabiliter les grands carrés urbains en piteux état pour en faire un pôle culturel et économique important.
Ce travail de volontariat va s’étaler jusqu’au mois d’août pour mieux préparer la saison estivale. Le travail est partagé, des groupes se chargeront des aires de jeux, des placettes publiques et du reboisement, tandis que d’autres, de la peinture et les fresques murales. La ville d’Ain Beida a besoin, aujourd’hui, de parcs d’attraction, animalier et aquatique et de piscines d’initiation mobile pour chaque quartier, et enfin des stades Matico pour les jeunes enfants.
Par : Chaffai Chawki










