À Oum El-Bouaghi, la pénurie d’assiettes foncières entrave sérieusement le lancement de nouveaux lotissements sociaux dans 13 communes des Hauts-Plateaux. Les autorités locales, confrontées à cette impasse, poursuivent l’étude de solutions alternatives pour relancer ces projets destinés à l’auto-construction, mais le blocage persiste.
Dans plusieurs communes comme Aïn Beïda, El Zorg ou Meskiana, les programmes d’attribution de lots de terrain sont paralysés depuis plus de cinq ans. L’absence de terrains disponibles et les contraintes techniques, telles que la découverte de vestiges romains ou des erreurs de délimitation, ont provoqué le gel des listes de bénéficiaires. La situation est particulièrement préoccupante à El Zorg et Aïn Beïda, où les espoirs des citoyens s’amenuisent à l’approche de la clôture de l’exercice budgétaire, sans avancée concrète.
Du côté de la direction de l’Urbanisme et de la Construction, des études ont été engagées pour recenser les terres inutilisées dans les communes concernées. Ces démarches attendent désormais le feu vert des autorités de wilaya pour passer à l’étape de l’extraction. Mais la solution d’un prélèvement sur les terres agricoles semble inenvisageable à court terme : le ministère de l’Agriculture affirme n’avoir reçu aucun dossier en ce sens, rappelant que la majorité des terres dans la région sont exploitées dans le cadre de contrats d’investissement agricole, rendant leur expropriation difficile.
Enfin, les propositions de relocalisation sur des sites isolés et non raccordés aux réseaux de base sont largement rejetées par les bénéficiaires, qui dénoncent leur éloignement et les surcoûts d’aménagement. Le dossier reste dans l’impasse.
Par : Y.S










