Plusieurs partis politiques ont réagi, hier, aux agissements des autorités maliennes et des responsables de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) dont les trois pays membres, en l’occurrence le Mali, le Niger et le Burkina Faso, ont décidé du rappel de leurs ambassadeurs respectifs à Alger.
Ainsi, le FLN “a condamné et dénoncé les attaques injustifiées contenues dans la déclaration publiée par le gouvernement de transition au Mali, ainsi que dans la déclaration publiée par le Conseil de l’Alliance des Etats du Sahel (AES)”.
Des accusations, ajoute le FLN, “démenties avec des preuves formelles qui ne laissent planer aucun doute”. De son côté, le RND a considéré que “cette agression contre l’Algérie fait partie d’une stratégie belliqueuse élaborée et mise en œuvre par des lobbies, des entités et des pays hostiles à l’Algérie”.
Le RND affirme que “cette clique au pouvoir au Mali est devenue une menace pour le peuple malien frère et son unité.
Le MSP a considéré, quant à lui, que “les actions du gouvernement militaire de transition au Mali comme une attaque directe contre la sécurité nationale algérienne”, et que “la réponse de l’Armée nationale populaire à cette attaque est un droit légitime en vertu du droit international”.
Le MSP souligne, donc, que “la protection de la sécurité nationale nécessite la construction d’un consensus national pour faire face aux menaces avec un front interne fort et conscient des objectifs de ces campagnes répétées”.
Pour sa part, le mouvement El Bina a considéré “le récent rappel des ambassadeurs des trois pays accrédités en Algérie pour consultations comme une démarche très hâtive qui ne sert en rien la logique d’apaisement et n’est pas conforme à l’esprit africain que l’Algérie adopte dans ses relations avec ses voisins”.
Tout en soutenant “les mesures souveraines prises par l’Etat algérien, notamment la réponse résolue aux violations aériennes répétées de la souveraineté nationale et la gestion responsable de cette escalade, conformément au droit international et aux principes de légitime défense”, le Front El Mostaqbal a exprimé “son profond regret que certains pays voisins, comme les Républiques du Niger et du Burkina Faso, aient été entraînés dans le récit fabriqué par le Mali”.
De son côté, Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) a estimé que la décision de l’Algérie de fermer son espace aérien aux avions en provenance et à destination du Mali “s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes avec la junte militaire malienne, au pouvoir depuis le coup d’État qui a renversé le régime précédent”.
Ainsi, pour le RCD, “il est impératif que la diplomatie algérienne adopte une stratégie plus active et plus anticipatrice pour contrer les tentatives de déstabilisation de la région”.
Par : Elyas Abdelbaki









