L’Algérie ne rate pas une occasion pour plaider pour plus de coopération pour faire face aux différentes menaces sécuritaires. Elle affiche dans le même ordre à chaque fois sa disponibilité à partager son expérience dans le domaine de la lutte anti-terroriste par exemple.
C’est le cas dimanche, à Tunis, lors de la 42e session du Conseil des ministres arabes de l’Intérieur (CMAI), un rendez-vous durant lequel le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Brahim Merad, a réaffirmé “la disposition de l’Algérie à poursuivre le soutien à l’action arabe commune et à s’engager dans les initiatives visant à renforcer la capacité des Etats arabes à faire face aux différentes menaces sécuritaires”.
Rappelant que “cette rencontre intervient dans une conjoncture où la région arabe fait face à des défis sécuritaires majeurs dans le contexte des crises effrénées qui secouent le monde”, Merad a évoqué “la nécessité d’œuvrer ensemble pour jeter les bases d’une coopération constructive en vue de créer des mécanismes durables devant garantir une sécurité globale et éliminer les sources de menaces qui affectent nos sociétés et nos pays arabes”.
Entre autres menaces sécuritaires, le ministre a cité “la propagation du fléau du terrorisme, de l’extrémisme violent, du discours de haine et du crime organisé transfrontalier”.
Des menaces qui, bien entendu, ont “des répercussions” sur les pays arabes, comme l’a souligné le ministre de l’Intérieur, obligeant tout un chacun, “à y faire face en toute responsabilité et fermeté”.
Brahim Merad a souligné que l’Algérie “ne ménagera aucun effort pour partager son expérience réussie avec ses frères arabes en matière de lutte antiterroriste et son éradication”.
Il est à rappeler, dans ce sens, que l’Algérie a réitéré, le 10 février dernier, à New York, lors d’une séance au Conseil de sécurité sur les risques terroristes menaçant la paix et la sécurité internationales, son engagement “à la mise en œuvre de la stratégie antiterroriste mondiale des Nations unies, et des résolutions du Conseil de sécurité y afférentes”.
Elle s’est dite, selon le membre de la mission permanente de l’Algérie auprès des Nations unies, M. Toufik Koudri, “disponible à partager son expérience en la matière et à poursuivre le développement de solutions associant mesures sécuritaires et stratégies préventives”.
Et le 21 janvier dernier, l’Algérie a pris l’initiative d’organiser une réunion de haut niveau sur la lutte antiterroriste en Afrique.
Pour dire tout l’intérêt que porte l’Algérie au renforcement de la coopération sur le plan sécuritaire, tant sur le plan continental que régional.
Les cybercrimes, un danger réel pour les individus et les sociétés
Evoquant les cybercrimes, le ministre de l’Intérieur a indiqué, lors de son intervention, qu’ “ils constituent aussi un danger réel pour la sécurité des individus et des sociétés, ce qui nous oblige tous à prendre les mesures nécessaires pour y faire face et réduire leurs risques”.
Il a souligné que face à cette situation, “l’Algérie s’est attelée à consolider les fondements de la cybersécurité, notamment par la décision du président de la République de créer un système national de protection des systèmes d’information”.
“L’Algérie poursuit ses efforts dans ce domaine en élaborant une stratégie nationale de sécurité des systèmes d’information, en coordination avec les différents organismes concernés, tout en s’employant à intégrer la cybersécurité dans le système éducatif”, a-t-il ajouté, avant de saluer “l’initiative du Royaume d’Arabie saoudite visant à créer un –Conseil des ministres arabes de la cybersécurité–“, auquel, a-t-il précisé, l’Algérie a participé lors de sa première session à Riyadh en décembre dernier.
En dernier lieu, le ministre de l’Intérieur a également Merad évoqué les risques des catastrophes naturelles qui constituent désormais, selon lui, “une menace croissante pour la région arabe, aussi dangereuses que les autres défis auxquels avons été confrontés”, appelant le CMAI à “redoubler d’efforts pour renforcer la coopération arabe en matière de prévention des risques naturels, de préparation conjointe pour y faire face et de limitation de leurs répercussions”.
Par : Elyas Abdelbaki







