Depuis le lancement de la saison estivale, beaucoup d’encre a coulé sur le squat des plages à Jijel et ses répercussions sur le bon déroulement de cet événement majeur pour lequel d’intenses préparatifs ont été lancés dès la fin de l’édition estivale précédente.
Phénomène récurrent, ce squat est devenu un véritable casse-tête qui met en difficulté les autorités depuis de longues années. En dépit des mesures prises dans la cadre de la mise en exploitation des plages, des jeunes oisifs, très souvent en proie au chômage, agissant en groupe, sautent sur l’aubaine qui leur est offerte et font main-basse sur les zones de baignade. A telle enseigne que trouver un espace inoccupé est devenu un véritable défi pour les familles qui débarquent dans les plages pour se rafraîchir en cette période caniculaire.
Tout au long du littoral, des tables, des chaises et des parasols sont installés dans des rangées, occupant les devants des plages et obstruant toute vue aux baigneurs. Pour se rafraîchir et s’installer confortablement, ces derniers n’ont plus qu’à mettre la main à la poche et louer au prix fort ce matériel. A défaut, ils risquent de faire face à des squatteurs prêts à en découdre pour imposer leur loi sur des zones de baignades, pourtant mises en exploitation en vertu de contrats signés avec un cahier de charges à respecter. Ce bail est souvent battu en brèche, si ce n’est totalement bafoué, ouvrant la voie à toutes sortes de dépassements.
Les échos parvenant des plages font état de ces dépassements qui empêchent les estivants de jouir pleinement de leurs droits de libre accès dans ces zones. En dépit des commissions mises en place pour veiller à l’application des clauses des contrats signés et le respect des règles d’hygiène et de sécurité, et l’affectation aux zones de baignade de gestionnaires des plages, de nombreuses défaillances sont soulevées.
Tardive réaction des pouvoirs publics
Pour mettre un terme aux dépassements signalés, le chef de l’Exécutif de wilaya est allé s’enquérir, ce samedi, de la situation dans certaines plages. Selon un compte rendu de la Cellule de communication diffusé sur la page officielle de la wilaya de Jijel, il a donné instruction pour un strict respect des règles de gestion des plages.
Dans ses interventions, il a surtout donné ordre pour libérer les espaces illégalement squattés. Toutefois, et au-delà de ces instructions qui restent à appliquer pour libérer ces espaces de leurs indus-occupants, force est d’admettre qu’il reste beaucoup à faire pour gérer dans les meilleures conditions les saisons estivales. Depuis de longues années, les mêmes contraintes sont soulevées avec une anarchie qui ne tarde pas à s’installer tout au long du littoral dès que les premiers estivants débarquent. S’ajoutant au squat constaté, des scènes répugnantes de manque d’hygiène, de rixes et de bagarres, en plus de la cherté des prix pratiqués, viennent souvent perturber la quiétude des estivants.
C’est ce qui semble dissuader plus d’un à venir profiter d’un séjour balnéaire à Jijel. En l’absence de chiffres et de statistiques fiables sur le nombre des estivants, certains évoquent d’ores et déjà une baisse significative de la fréquentation estivale. « On est loin du grand rush des années passées », entend-on dire à Jijel.
La baisse signalée est surtout constatée sur des routes moins encombrées et une animation nocturne nettement moins intense que durant la saison précédente. L’on signale également une baisse de la fréquentation des maisons mises en location en pareille période estivale dans le cadre de la fameuse formule jamais réglementée de l’hébergement chez l’habitant.
En attendant que des statistiques tombent pour donner un aperçu sur les chiffres de cette saison, rappelons que Jijel a réalisé l’année passée un record de plus de 19 millions d’estivants.
Par : Amor Z










