Dans une lettre écrite à la ministre de l’Environnement et des Energies renouvelables, Me Fazia Dahleb, datée du 15 juin 2023, le parlementaire du parti Adala de la wilaya d’El-Tarf, Ali Mouelhi, a révélé la situation environnementale désastreuse de la zone humide de Boussedra dans la commune d’El Bouni. Et cela malgré les assurances d’il y a une année, de l’ancienne ministre de l’Environnement sur la nécessité de prendre des mesures pour la conservation des zones humides de la wilaya d’Annaba dont le marais et la zone humide de Boucedra, sujets à des dégradations.
Une année est passée, et la zone humide en question n’a bénéficié d’aucun projet d’aménagement pour sa protection. À travers une visite sur le terrain, dira le député, «il nous a été donné de constater l’état d’abandon dans lequel se trouve le marais de Boussedra qui est une véritable prenante de la vaste région agricole d’El Bouni, avec des agressions sous toutes ses formes à l’environnement par la création de décharges sauvages de matériaux de construction, d’ordures ménagères et autres déchets solides».
La zone humide de Boucedra est en réalité un habitat précieux pour la faune terrestre et semi-aquatique d’où son importance pour le maintien de la biodiversité. Elle offre aussi un grand potentiel hydrique pour l’irrigation des terres agricoles et un système naturel pour retenir les crues des eaux pluviales.
Elle constitue, également, un laboratoire à ciel ouvert pour les écologistes, microbiologistes et botanistes, tout en étant un refuge pour plusieurs espèces d’oiseaux migrateurs. Le parti El Adala souhaite que la zone humide de Boucedra ne subisse pas le même sort, il y a quelques années, que celui réservé à celle de la cité Rym aux abords de la RN 44, qui a été attribuée à des investisseurs véreux au grand dam des défenseurs de l’environnement.
Enfin, ce même parti s’interroge sur la mainmise de la mafia du foncier qui continue, en toute impunité, à dilapider le patrimoine forestier, domanial et communal, et à détourner les terres agricoles, mais aussi les zones touristiques. La sonnette d’alarme est donc tirée par parti El Adala par le biais de son représentant au sein de l’hémicycle du boulevard Zighoud Youcef. Un appel est, donc, lancé au ministre de l’Environnement et des Energies renouvelables pour intervenir en urgence et se pencher sur la situation désastreuse de cette zone humide pour sa protection et prendre des mesures adéquates pour protéger ce marais en voie d’extinction.
Par : A.Ighil











