Après l’organisation à Alger du 2ème congrès de la société des sages-femmes algériennes (SSFA), à l’occasion de leur Journée internationale instaurée en 1992 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), et qui coïncide avec le 5 mai de chaque année, la section jijelienne de cette association l’a célébrée ce samedi à l’hôtel Dar El Az de Jijel, en organisant une journée scientifique. Les travaux qui se sont déroulés en présence du directeur de la santé, ainsi que des laboratoires (France-Lait, Sanofi, Novalac, Aspen, Megerme et Vital-Algérie) qui ont sponsorisé cette action, ont planché sur deux principaux thèmes, à savoir la responsabilité pénale de la sage-femme dans la législation algérienne et le frottis cervico-utérin. Avant d’entamer les travaux, les différentes activités de la SSFA-Jijel ont été présentées à travers une vidéo.
La première communication a été donnée par maître Nadira Mimoune, avocate alors que le sujet médical est revenue à la Dr Mounira Braneci, maître-assistante en gynéco-obstétrique au CHU de Béjaïa. Maître Nadira Mimoune que nous avons questionnée, nous dira qu’il s’agit d’éclairer les sages-femmes sur la faute ou l’erreur, qu’elle soit volontaire ou professionnelle. Et d’ajouter que bien qu’elles aient un statut juridique, on est obligé de revenir au code pénal parce qu’il définit les règles générales, que ce soit pour ce qui est de la faute involontaire basée sur l’erreur ou volontaire comme la divulgation du secret professionnelle ou le défaut de déclaration de naissance.
L’essentiel est de leur transmettre le message relatif à leur responsabilité vis-à-vis de la législation existante. Il y a lieu de mentionner que le statut des sages-femmes est régi par le décret exécutif 11/122 du 20 mars 2011 qui les astreint en son article 7 à « une disponibilité permanente et aux gardes réglementaires au sein des établissements de santé » et les charge par l’article 20, notamment « d’assurer les consultations dans les domaines de leur compétences, de poser le diagnostic et de surveiller la grossesse, de préparer et d’accompagner le couple à la naissance, de dépister les grossesses à haut risque, d’accueillir le nouveau-né ou encore d’assurer le suivi post-partum. » Par la même occasion, des sages-femmes retraitées ont été honorées par l’association qui a aussi organisé une tombola pour la circonstance.
Par : Fodil S.










