C’est dans des conditions misérables que vivent les 50 familles recensées au niveau de la localité de Fedj H’mam, un lieu situé entre la commune d’Annaba et celle de Séraidi, plus précisément derrière le cimetière de Sidi Aissa. Cet endroit est constitué d’habitations de fortune et d’étables, un lieu retiré, sans être raccordé au gaz naturel, ce qui oblige les habitants à faire des kilomètres à pieds pour acheter une bonbonne de gaz et à la longue, cela devient pénible.
Ces derniers, vivant dans des conditions précaires, souffrent et sont obligés de descendre à pieds jusqu’à Kouba pour faire leurs courses, par manque de moyens de transport et l’existence d’un chemin communal qui relie cet endroit à Seraidi ou à Annaba. Les habitants de cette bourgade, retirée et inaccessible en voiture, sont des fellahs, vivant de leurs récoltes et sont également des éleveurs de batails et des cultivateurs. Le projet de 1,2 milliard relatif à la création d’un chemin, lancé en 2022 par l’APC d’Annaba, est au stade mort-né et demeure une promesse en l’air pour ces habitants qui ont perdus tout espoir de voir leur rêve se réaliser. En cette saison hivernale, cette population souffre encore plus des chemins boueux, du froid et attendent le lancement de ce projet qui permettra le passage des voitures et ainsi, cet endroit sera relié aux routes principales. Entre temps, des fresques décoratives et lumineuses ont été installées au centre-ville d’Annaba, dont la fourniture et pose ont coûté 1 milliard de dinars à la municipalité.
Et ce projet a été inscrit au budget communal au titre de l’année 2022, chapitre 951 articles des rentes 105 et celui des dépenses numéro 241. Cependant, d’autres projets utiles n’ont jamais été lancés et demeurent au stade des promesses et reportés aux calendes grecques, à l’image de l’acquisition des cartes géographiques de l’Algérie et de l’Afrique, dont leurs installations étaient prévues avant le CHAN 2022 qu’a abrité Annaba et qui a été une réussite sur le plan organisationnel et les administrés sont fiers de cette réussite.
Ce projet disparu devait coûter 700 millions de centimes à la municipalité, il était inscrit au chapitre 951, article des rentes 105 et le numéro de l’article des dépenses 251. Aussi, un autre budget de l’ordre de 2 milliards de dinars a été prévu pour la réfection et la réhabilitation de 4 jets d’eau au niveau de la commune d’Annaba et ce dernier a été inscrit au chapitre 951, article des rentes 105 et celui des dépenses 281. Le projet pour le lancement de la nouvelle route Hamza Mohamed, située au bas des ruines romaines qui mène à l’ex-usine BGA, à l’autre côté de la route de Boukhadra est toujours attendu.
C’est au niveau de cet endroit que sera lancé le projet de la construction du nouveau mall d’Annaba qui a déjà fait des mécontents, à cause des fresques romaines et des ruines existants au niveau de cet endroit qui retrace l’histoire des différentes civilisations d’Hippone, Bouna, Bône, Annaba.
Par : Amar Ait Bara










