Après un début de Ramadhan particulièrement pénible pour le citoyen qui s’est retrouvé confronté à de longues files d’attente pour s’offrir certains produits alimentaires de base, un retour à la normale est constaté dans le marché de ces denrées à Jijel.
C’est surtout le cas pour la semoule et l’huile de table, qui sont réapparues dans les surfaces de distribution au grand bonheur du consommateur. Ces produits sont disponibles en quantités jugées suffisantes pour réguler le marché et leur distribution ne pose plus aucun souci. Certains commerçants les exposent même sur le trottoir pour signifier que la crise touchant ces produits n’est plus là. Toutefois, pour la semoule c’est le sac de 10 kg qui n’est pas encore disponible, contrairement à celui de 25 kg qui est le plus distribué. Dans les points de vente d’Agrodiv, la tension sur ces produits a grandement baissé comparativement aux premiers jours de ce mois du jeûne.
À la direction du commerce et de la promotion des exportations, on indique que de grandes quantités de semoule et d’huile de table ont effectivement été injectées dans les marchés, ce qui a contribué à sa stabilisation. Toutefois, c’est la distribution du lait subventionné qui continue d’éprouver le quotidien du consommateur, notamment les citoyens à faible revenu. Pour s’offrir le précieux sachet, ces derniers sont contraints de guetter le passage du camion de distribution, provoquant souvent des bousculades devant les points de vente. Les faibles quantités distribuées dans la wilaya de Jijel sont la principale cause de cette situation qui ne s’arrange pas.
Conscientes de ce problème, selon leurs déclarations, les autorités affirment avoir engagé des démarches pour augmenter le quota du lait subventionné distribué à Jijel. Le wali a même évoqué que la distribution du lait subventionné va s’élargir à douze communes, jusque-là non couvertes par ce produit de large consommation destiné au citoyen à revenu limité. Par ailleurs et, alors que le prix du poulet continue de grimper, de même que celui des fruits, de plus en plus inabordables, une certaine baisse a été enregistrée pour les tarifs de certains autres produits. La tomate et les courgettes, notamment, après avoir atteint des prix élevés au début du mois de Ramadhan, s’affichent à des tarifs nettement plus bas.
Ayant pignon sur rue, un détaillant de fruits et légumes explique que la baisse enregistrée est liée à l’offre et la demande dans les marchés de gros de ces produits. En dépit du phénomène de la spéculation qui pèse de tout son poids dans pareilles circonstances, et de l’empressement du consommateur qui s’acharne à acheter en grandes quantités certains produits, la règle immuable de l’offre et la demande régule elle aussi un marché qui reste instable. Pendant ce temps, le consommateur continue de subir les aléas de ce marché et de l’érosion de son pouvoir d’achat, dans un contexte de renchérissement des prix de tous les produits.
Par : Amor Z










