Pour ses premières sorties, le nouveau wali de Souk-Ahras a jeté son dévolu sur les secteurs du logement, de la santé et de l’éducation. La pose de la première pierre pour la réalisation d’un projet de 300 LPL (Logement public locatif), implanté à la cité Ibn Rochd, a été une occasion pour le premier responsable de la wilaya pour s’enquérir de la situation les autres projets en cours de réalisation. Une action similaire a été menée au POS 5 où 300 autres unités LPL viendront renforcer le parc immobilier de la wilaya.
A noter que son prédécesseur avait maintes fois exprimé son mécontentement par rapport aux lenteurs dans la réalisation de certaines quotas, dont ceux des programmes LPA (Logement Promotionnel Aidé) et le logement rural. Les manquements dans le suivi technique et le cumul des prérogatives du côté de quelques responsables de seconde zone de ce même secteur sont autant d’anomalies qui n’ont pas été épargnés par les ex-walis, Lors de ses récentes sorties, le premier responsable de la wilaya a mis l’accent sur les irréversibles choix de l’Etat pour le dossier-logement, toutes formules confondues. Il a présidé, par ailleurs, une réunion de travail en présence des représentants des souscripteurs aux logements AADL2, à l’issue de laquelle il a cerné les préoccupations majeures de ces derniers.
Des structures hospitalières dans les daïras de Sedrata et M’daourouch ont été concernées par lesdites sorties où le même responsable a insisté sur l’amélioration des conditions d’accueil des malades à travers toutes les communes de la wilaya. Un secteur où tout commence au niveau des services des urgences, a-t-il fait comprendre. Pour le secteur de l’Eduction, le wali a réitéré, lors de son passage à Heddada, Ouled Moumen et au chef-lieu, l’engagement des autorités locales dans la voie d’une maitrise optimale des conditions de scolarité des élèves. S’agissant de l’inquiétante prolifération des étals de fortune sur la voie publique, un phénomène qui a dépassé l’entendement à Souk-Ahras, les engins de la commune sont déployés depuis plus de deux semaines afin de libérer les trottoirs, voire les chaussées.
A la cité Ahmed Loulou, une citadelle imprenable de l’informel où les complicités sont fort révélatrices, le boulevard principal a retrouvé ses couleurs et le citoyen lambda a reconquis ses espaces naturels. Idem à la cité Chaâbani où la même opération a été favorablement accueillie par les citoyens. “Même si nous craignons les cas de retour, l’opération a eu quand même le mérite de prouver qu’assainir la voie publique est possible et que les partisans de cette pagaille organisée, voire ses auteurs sont vulnérables devant l’application rigoureuse de la loi”, a déclaré un habitant de la rue Ouarti Aberrahmane, une artère littéralement prise en otage par les marginaux propriétaires autoproclamés des lieux.
Cette action est probablement un signe avant-coureur d’une nouvelle option pour la gestion des affaires de la cité. Pour peu que le conjoncturel ne soit pas encore une fois au rendez-vous. Une assemblée communale plutôt svelte et casanière aura à s’impliquer davantage dans ce dossier tout comme ceux des constructions illicites et des parkings sauvages. Rien que pour ces quelques sorties inopinées, le wali de Souk-Ahras a mesuré l’impact de la gabegie. A la place de l’Indépendance, le kiosque à musique fait fonction d’urinoir et l’espace Guennoune collecte à lui seul tous les fléaux de la ville.
A. Djafri










