Les pères de familles aux revenus limités sont désemparés et ne savent plus où donner la tête à cause des prix affichés en ce début du ramadhan, des prix qui ont pratiquement doublés hormis quelques produits qui n’attirent plus les ménagères. La mercuriale est en folie dans certains marchés de la ville à l’image de Souk El Hattab, où le prix de la pomme de terre est resté en l’état, ne dépassant pas les 70 dinars. Certains clients sont étonnés devant cette flambée des prix et nombreux sont ceux qui sont obligés de rebrousser chemins, les couffins vides et mécontents.
Petites bourses, s’abstenir !
En effet, les prix de certains produits ont connu une hausse, dont la banane qui a vu son prix doubler pour être plafonné à 750 dinars, alors qu’il y a une dizaine de jours, son prix ne dépassait pas les 360 dinars, la fraise est à 500 dinars le kilo, mais personne ne l’achète. Idem pour l’orange, dont le prix ne dépassait pas les 220 dinars, aujourd’hui il varie entre 350 et 400 le kilo, même l’orange de petit calibre spéciale jus qui était cédée à 120 dinars n’a pas été épargnée par la hausse pour atteindre les 200 dinars.
Les familles aux rentes limitées sont saignées à blanc et ne cessent de se demander les raisons de ces prix qui augmentent à chaque mois du ramadhan. Les raisons sont multiples, dont les spéculateurs qui gardent toujours leur capacité de jouer sur les prix, et également l’indisponibilité du réduit qui obéit à la loi de l’offre et la demande. L’oignon vert qui coûtait la semaine dernière 100 dinars les 3 kg, a vu son prix augmenter pour atteindre les 40 dinars le kilo ; ce qui est d’ailleurs le cas pour la carotte, dont le prix a doublé pour atteindre les 100 le kilo. La datte, un produit national prisé par les citoyens, passe de 400 à 700 dinars, ces derniers n’auront que leurs yeux pour l’admirer de loin.
La viande à 1200 dinars, ‘’makanech’’
Au niveau du marché El Hattab, un fait attire les passants, celui du nombre de vendeurs de sachets à la criée qui dépasse celui des clients annabis qui continuent à acheter de la viande, ce produit de luxe si désiré, à 2600 dinars le kilo. Ces derniers se rabattent ainsi sur le poulet, dont le kilo est cédé à 470 dinars, et là, il y a des prémices qui prédisent que la viande blanche augmentera également les prochains jours, vu sa rareté sur les étalages et ceci est un indice révélateur et un indicateur d’une probable prochaine hausse.
Au niveau du souk de proximité de l’Avant-port, des produits de mauvaise qualité sont exposés, et les citoyens ne semblent pas intéressés par ces produits. Quant aux fruits et légumes, ils ne sont pas concurrentiels, à titre d’exemple, la pomme de terre à 75 dinars, la pomme à 500 dinars mais de petit calibre, mais point de viande à 1.200 dinars comme ça a été annoncé. Ailleurs, dans d’autres marchés, ces mêmes produits sont cédés à moindres prix qui défient toute concurrence et d’une meilleur qualité, ce qui a poussé les citoyens à fuir ces marchés de proximité.
Au centre-ville, ce sont de longues files que se forment au niveau de n’importe commerce, dont les zlabia, les feuilles de brik, les pâtisseries, les boulangeries et la liste des commerces qui sont pris d’assaut est longue. Les citoyens espèrent que cette hausse des prix est temporaire et que ces derniers se stabiliseront au fil des jours. Mais entre-temps, les ménages sont saignés à blanc et les commerçants indélicats profitent de ce mois sacré du ramadhan pour se remplir les poches au détriment de ces pauvres citoyens.
Par : Amar Ait Bara










