Par : Hamid Baali
Les pouvoirs publics avaient octroyé, à titre exceptionnel en 2014, une enveloppe conséquente de 31,5 milliards de dinars à la wilaya de Guelma aux fins de lancer un projet d’intérêt général, en l’occurrence la réalisation du dédoublement de la RN 21 reliant Guelma à Annaba. Des études avaient été lancées pour concrétiser ce tronçon routier de 35,5 kilomètres qui permettrait le passage des véhicules dans les deux sens, sur trois voies respectives. L’Agence nationale des autoroutes, l’ANA, maître de l’ouvrage, lança des appels d’offres qui permirent à un consortium de quatre sociétés nationales d’arracher ce marché dont le délai de réalisation était fixé à 36 mois. Les travaux démarrèrent en 2014 à la grande satisfaction des automobilistes, tous véhicules confondus, ravis d’emprunter cette RN 21 desservant plusieurs wilayas du territoire national, qualifiée à juste titre de tronçon routier de la mort puisque tant de familles avaient été endeuillées par des accidents mortels !
Cette opération piétina, car il fallait recenser et indemniser les propriétaires expropriés de leurs terres, déplacer les conduites souterraines d’eau potable, d’assainissement, d ‘énergie électrique, de gaz naturel, les câbles téléphoniques et de fibres optiques d’internet. D’autre part, ce projet nécessitait la mise en place de nombreux ouvrages, ponts et tunnels qui exigeaient de gigantesques travaux de terrassement. Au fil des ans, des retards s’accumulèrent et des arrêts de chantiers pénalisèrent la cadence des opérations. Des ministres des Travaux publics avaient effectué des visites de travail dans la wilaya de Guelma et ordonnèrent des remises à niveau et l’accélération des travaux. Ces instructions n’ont pas été appliquées pour des raisons inexpliquées. Ce problème crucial avait été soulevé par les correspondants locaux de la presse à la nouvelle wali, Mme Houria Aggoune, lors de la rencontre avec les médias et cette dernière avait formellement promis de prendre en charge ce dossier.
Ce samedi 15 octobre, le DTP, directeur des travaux publics de la wilaya de Guelma, M. Salem Nouaceur, s’est exprimé sur les ondes de la radio régionale : ” Nous concédons que ce projet a largement dépassé les délais de réalisation de 36 mois et le taux d’avancement des travaux atteint seulement les 20 % ! Une commission d’enquête a été diligentée sur les lieux pour cerner les raisons du blocage des chantiers. Le consortium des entreprises nationales a été destinataire d’une mise en demeure officielle afin de remplir ses engagements contenus dans les cahiers de charges. Faute de quoi, le contrat sera résilié et un autre appel d’offres sera lancé pour désigner d’autres entreprises plus compétitives, plus sérieuses afin de parachever ce projet qui piétine depuis tant d’années ! “.










