Par : Hamid Baali
Rattachée à la daira de Hammam-N’Bails, la commune de Dahouara appelée communément Ain-Mébarka, distante d’une cinquantaine de kilomètres de Guelma, abrite plusieurs mechtas éparses où vivent des centaines de familles qui ont regagné leurs terres pour s’adonner aux travaux agricoles, à l’élevage d’ovins et bovins, à l’apiculture et à l’aviculture. Cependant ces zones souffrent du manque, voire de l’absence totale de moyens réguliers de transport public.
Dans ce contexte , des habitants ont saisi l’opportunité de notre journal pour exprimer leurs déboires quotidiens car des travailleurs, des élèves des établissements scolaires implantés à Dahouara et dans les villes des wilayas limitrophes, des malades devant se rendre chez le médecin, des pères de familles chargés du ravitaillement, ont toutes les peines du monde à trouver un bus ou un taxi. Selon leurs dires, ils se considèrent marginalisés puisqu’aucun service régulier de transport public n’a été mis en place par les responsables locaux qui ont été pourtant destinataires de lettres de doléances. Un sexagénaire résume la situation : ” Nous sommes livrés à nous-mêmes depuis la nuit des temps et je saisis votre présence pour déplorer notre calvaire face au silence inexpliqué des élus locaux censés répondre à nos légitimes préoccupations ! Sachez que nous sommes à la merci des taxis clandestins qui profitent de cette aubaine pour se sucrer ! ” . D’autres citoyens abondent dans le même sens et égrènent leurs soucis. Ils lancent un appel pressant au président de l’APC de Dahouara, au directeur des transports de la wilaya et aux autorités locales afin de programmer des services réguliers de transport aux fellahs et à leurs proches.










