Par : Adam S
Après une période d’hésitation due au manque d’un encadrement médical et paramédical suffisant, un nouveau point de garde a été inauguré à la polyclinique Farah Abdellah, à El Milia, au début de ce mois, renforçant l’activité au sein de cette importante structure de santé. L’ouverture de ce point, assurant des consultations et des actes de soins en H24, a été annoncée par l’EPSP de Sidi Marouf, dans un communiqué diffusé sur sa page officielle. Saluée par les citoyens, cette décision est de nature à soulager le service des urgences médicales de l’EPH Bachir Mentouri d’ El Milia, débordé, notamment durant la période d’été, par un grand nombre de malades qui le sollicitent souvent pour de simples consultations. Les malades de cette ville peuvent désormais se déplacer dans cette polyclinique pour leurs consultations à n’importe quel moment de la journée et de la nuit, évitant les déplacements à l’hôpital. Il convient de souligner qu’avec l’ouverture de ce point de garde, c’est l’EPSP de Sidi Marouf qui étend ses activités au niveau de ses structures dans les principales communes qu’elle couvre. Cet établissement assure des consultations en H24 au niveau des services des urgences des polycliniques de Sidi Marouf, d’El Ancer et de Settara, en plus du dernier point de garde ouvert à la polyclinique d’El Milia. Toutefois, et en dépit de cet effort, il reste encore à renforcer les structures hospitalières au niveau de la partie Est de la wilaya de Jijel, qui ne dispose que d’un seul établissement hospitalier de 260 lits à El Milia pour l’ensemble d’une population dont le nombre dépasse les 200.000 habitants. Le projet d’un hôpital de 60 lits qui devait être réalisé à Belghimouze, dans la commune d’El Ancer, n’a jamais été concrétisé après avoir été gelé, ce qui ne fait qu’accentuer la pression sur les services hospitaliers de l’EPH Bachir Mentouri d’El Milia, dont la capacité d’accueil ne suffit plus à contenir le nombre important de malades qui le sollicitent. L’urgence de la réalisation de nouvelles structures hospitalières est signalée dans cette région, qui a toutefois bénéficié du projet d’un hôpital psychiatrique qui devait être réalisé au niveau du pôle urbain d’Asserdoune, à El Milia, qui reste encore à concrétiser. Depuis son annonce, il y a plus d’une dizaine d’années, aucune suite n’a été donné à ce projet qui a lui aussi fait l’objet d’un gel. Alors que les mesures du gel qui ont concerné depuis plusieurs années les projets d’hôpitaux de Taher et Jijel ont été levées récemment, cet établissement psychiatrique reste encore frappé par cette mesure, pendant que l’urgence d’inscription d’un nouvel hôpital à El Milia est également signalée. La levée du gel sur l’hôpital de 60 lits de Belghimouze peut également s’inscrire dans cette urgence pour doter tout un vaste territoire, s’étendant de la commune de Khiri Oued Adjoul, au Nord, à Ghebala, à l’extrême Sud-est, en passant par Ouled Rabah et Bouraoui Belhadef, au Sud, pour ne citer que ces régions, d’un établissement hospitalier pour répondre aux besoins d’hospitalisation de la population. Par ailleurs, il est à signaler que le seul établissement hospitalier réalisé à Jijel depuis plus de trois décennies est annoncé pour être inauguré prochainement dans la commune de Ziama Mansouriah. D’une capacité de 60 lits, la réalisation de cette structure hospitalière a connu un grand retard depuis le lancement des travaux en 2014.










