Par : Hamid Baali
Pendant la saison estivale, la ville de Guelma enregistre des températures record qui contraignent les autochtones à se cloîtrer chez eux ou à aller goûter les joies de la plage dans les stations balnéaires de la région. Cependant, de nombreuses familles qui ne possèdent pas de véhicule particulier ont trouvé une formule adéquate pour s’offrir ce privilège.
En effet, ces dernières années, les habitants des immeubles collectifs, des voisins et des proches, les riverains des cités et quartiers périphériques du chef-lieu de wilaya s’organisaient en louant un minibus ou un car pour rallier ensemble les villes côtières de Skikda, Annaba, Chétaibi, La Marsa ou El-Kala en s’acquittant de la somme de 500-700 dinars par personne. Cette démarche s’était révélée judicieuse, car elle permettait aux familles de condition modeste, à des couples et à des jeunes de passer une journée idéale au bord de la mer en s’adonnant à la baignade et à des jeux de sable et autres.
Les Guelmois ont réalisé qu’il était vital de s’offrir ce plaisir à moindre coût tout en étant convaincus de bénéficier d’un moyen de locomotion sûr et d’une sécurité certaine en étant en groupes organisés. De ce fait, les réservations de minibus et autocars sont déjà négociées par des responsables de groupes avec les transporteurs qui ont l’opportunité de programmer des rotations vers les stations balnéaires. Chaque jour, des dizaines de bus quittent Guelma aux environs de 7 heures du matin dans une ambiance conviviale, car les passagers des deux sexes expriment leur joie en chantant et dansant sous les sons de la derbouka.
Les maîtresses de maison ont veillé au grain en garnissant la glacière de victuailles et de boissons fraîches pour satisfaire l’appétit de chacun. Dès leur arrivée à la plage, les vacanciers font trempette et s’offrent des heures de farniente sous un parasol. Ce sont particulièrement les enfants qui sont choyés car ils barbotent dans l’eau sous l’œil vigilant de leurs parents, s’adonnent aux jeux de sable et enfilent la bouée pour flotter dans la grande bleue. Le retour s’effectue dès la tombée de la nuit dans l’allégresse générale et les quartiers retrouvent leur animation lors de la descente des passagers bronzés et satisfaits qui projettent une autre sortie sous peu.










