Les souscripteurs du projet des 650 logements promotionnels aidés (LPA) de Berka Zarga, commune d’El Bouni, sont retombés dans la frustration qui prend le pas sur l’espoir. Aujourd’hui, c’est une cité à l’abandon, livrée aux malfrats de tous acabits. L’inquiétude grandit quant au début des travaux qui était prévu pour fin 2024. Mais, rien n’est en vue à l’horizon. «Une attente insupportable que nul ne peut supporter», nous dira, excédé, un des souscripteurs. En dépit d’une convention de gestion et de suivi, signée en octobre 2024, qui marque une étape décisive dans la concrétisation de ce projet tant attendu, rien n’augure de bon jusqu’à présent. Une armada de responsables ont assisté à cette réunion qui a représenté, pour les bénéficiaires de ces logements, le début d’une nouvelle ère avec l’espoir de posséder un logis décent. Des souscripteurs qui ont bu le calice jusqu’à la lie.
Par ailleurs, ces derniers, las d’attendre, ont souvent renoué avec la contestation par des rassemblements. Ils revendiquent, à chaque fois, une solution radicale à leur imbroglio. Ils se sont rassemblés pour dénoncer l’opacité qui imprègne ledit projet. Un projet lancé en 2013, et dont toutes les démarches administratives et financières ont été réglées. En plus, les postulants à ce segment d’habitat se sont acquittés de la totalité des versements financiers, dans l’espoir de réceptionner leurs logements dans un délai de 2 ans.
Or, outre le retard accru dans la réalisation du projet, les malheureux souscripteurs se sont retrouvés contraints d’honorer les crédits contractés auprès des banques, pour un logement qu’ils risquent ne jamais acquérir. La société Turque Karatas, chargée de la réalisation de ce programme, a plié bagage après plusieurs mises en demeure et la résiliation de son contrat en raison du non-respect des délais, entre autres après une longue procédure judiciaire. Tout simplement, les responsables de cette société immobilière se sont évaporés en empochant le jackpot de ce marché honoré à 32%. Seulement ils ont failli à leurs engagements.
L’affaire a été portée devant tous les responsables qui se sont succédé à la tête de la wilaya d’Annaba, là où l’actuel wali a réussi. Les souscripteurs, à travers les réseaux sociaux, s’alarment et attendent le démarrage des travaux pour que l’espoir renaisse après un calvaire vécu depuis une douzaine d’années.
Par : A.Ighil









