Ce lundi 27 mars, les abords du marché couvert intra-muros Ahcène Harcha grouillaient de monde, car un boucher devait vendre de la viande bovine sans os à 1.200 dinars le kg, comme promis par les pouvoirs publics. L’information avait circulé comme un traînée de poudre à travers la ville de Guelma et d’aucuns avaient accueilli avec soulagement cette information, car la viande locale est proposée à 2.200 dinars le kg et n’est pas à la portée des bourses modestes qui n’ont pas les moyens financiers pour agrémenter les repas du F’tour.
Nous avons assisté de visu à un déferlement de personnes qui voulaient à tout prix acheter ce produit cédé à un tarif providentiel. L’exiguïté des lieux a compliqué cette opération puisque des centaines de citoyens faisaient la queue dans un charivari total et tous voulaient être servis en priorité ! Aucun service d’ordre n’a été dépêché pour canaliser cette foule bruyante et il fallait imaginer les désagréments vécus par ce boucher harcelé de toutes parts ! Les femmes se tenaient à l’écart, car il n’était pas question de se mêler à cette cohue indescriptible.
Des clients éventuels déploraient ce manque d’organisation qui déshonore les candidats à des morceaux de viande ! Un septuagénaire, visiblement déçu par ce spectacle désolant affirme : ” Il est conseillé à nos responsables locaux de multiplier les points de vente à travers les cités et quartiers ! Nous exigeons un minimum de respect, car il nous est impossible physiquement de subir les affres d’une chaîne dans des conditions pareilles ! “.
En ce cinquième jour de mois de jeûne, nos interlocuteurs saisissent l’opportunité de notre journal pour lancer un appel pressant aux autorités locales afin de planifier dans des conditions sereines la commercialisation des viandes fraiches importées pour répondre aux légitimes attentes citoyennes.
Par : Hamid Baali











