La question de l’absence d’un studio pédagogique au sein du département des Sciences de l’information et de la communication de l’Université Badji Mokhtar revient, une nouvelle fois, sur le devant de la scène. Malgré l’importance croissante des métiers de l’audiovisuel et du numérique, cette faculté, l’une des plus anciennes et des plus fréquentées du pays, ne dispose toujours pas d’un espace professionnel permettant aux étudiants de s’exercer.
Ce manque structurel crée un véritable blocage dans le parcours de formation. Les étudiants en communication et audiovisuel, censés apprendre la production radio, télé et les nouveaux formats numériques, se retrouvent sans lieux adaptés pour pratiquer, tester leurs compétences ou réaliser des travaux appliqués. Faute de studio, ils doivent souvent improviser, travailler dans des conditions précaires, ou dépendre de moyens extérieurs qui ne répondent pas aux exigences académiques. Plusieurs promotions affirment se sentir «déconnectées de la réalité professionnelle».
C’est dans ce contexte que le député d’El-Tarf, Ali Mouilhi, élu du parti El Adela a interpellé par écrit le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Dans son questionnement daté du 25 novembre 2025, il rappelle que l’Université d’Annaba, considérée comme l’une des institutions académiques majeures du pays, a impérativement besoin de ce type d’infrastructure pour renforcer la qualité de sa formation.
Le député explique qu’un studio offrirait aux étudiants un environnement similaire à celui des médias publics, privés ou des plateformes numériques. Il leur permettrait de préparer et présenter des programmes, d’acquérir les réflexes techniques et professionnels attendus dans les rédactions audiovisuelles et de se projeter dans le monde du travail.
Dans sa question, il demande officiellement au ministre : Que compte entreprendre le département ministériel pour concrétiser enfin la création de ce studio, présenté comme un outil essentiel pour la formation des futures générations de journalistes?
Le secteur attend désormais la réponse du ministère, alors que le besoin est, depuis des années, largement exprimé par les enseignants et les étudiants de la filière.
Par : I.S







