Une réunion tripartite, réunissant le Gouvernement, la Centrale syndicale et des organisations patronales, devrait se tenir à la mi-février.
Un rendez-vous programmé à la veille du mois de Ramadhan et durant lequel les trois parties devraient se pencher sur des « dossiers prioritaires », parmi lesquels « la stabilité sociale, l’emploi et la préservation du pouvoir d’achat.
Les participants à cette réunion devront également se pencher sur le dossier de certaines sociétés, notamment publiques, qui font face à des difficultés financières.
Selon des sources proches du dossier, citées par le quotidien Echourouk, cette décision intervient à l’issue de démarches entreprises par la centrale syndicale pour débloquer plusieurs dossiers en suspens avec l’Exécutif.
A cet effet, la réunion devrait se tenir en présence de représentants de plusieurs départements ministériels, en plus bien entendu de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), du Conseil du renouveau économique algérien (CREA), ainsi que d’autres organisations patronales et de l’Union nationale des entreprises publiques algériennes, en tant que regroupement représentant les sociétés publiques.
Il est ainsi question de créer un climat social stable à même de relancer l’activité économique nationale, tout en veillant à la préservation des droits des travailleurs et de leurs acquis professionnels et sociaux.
A la mi-décembre, le secrétaire général de l’UGTA, Amar Takdjout, avait déjà affirmé qu’une réunion tripartite allait se tenir prochainement, au sujet des conditions de travail. Il semble que décision a été prise d’élargir l’ordre du jour de ce rendez-vous.
À titre de rappel, la Tripartite constitue depuis les années 1990 un cadre de concertation stratégique entre l’État, les partenaires sociaux et le patronat. A maintes reprises, elle a été l’occasion pour l’annonce d’importantes décisions, relatives, entre autres, à la politique salariale, la protection sociale, la préservation du pouvoir d’achat, l’emploi…
La dernière réunion Tripartite remonte à 2017
Après un arrêt qui a duré ainsi, près de dix années, les différents intervenants ont, selon toute vraisemblance, conclu à la nécessité de réinstaurer ce mécanisme, avec, faut-il le souligner, une autre logique.
Il est à rappeler que c’est lors des festivités du 1er mai 2024 que le SG de l’UGTA a évoqué, en présence du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a évoqué l’utilité de la tripartie. Ce dernier a donné son accord en précisant que celle-ci (la tripartite, NDLR) « ne doit pas être comme les précédentes tripartites dont les décisions sont restées lettre morte».
Son retour intervient donc dans un contexte marqué par des défis économiques persistants et la nécessité de soutenir le pouvoir d’achat et d’assurer une paix sociale durable.
Par : Elyas Abdelbaki








