Depuis vendredi, une chaleur étouffante enveloppe le chef-lieu de wilaya qui est devenu un no mans’ land dès le lever du jour avec une température qui a grimpé allègrement à 47°C à l’ombre et 51°C sous le soleil.
Les rues sont désertées par les autochtones incommodés par l’air irrespirable et un soleil de plomb. Dans ce contexte, les services médicaux et la protection civile lancent des appels sur les ondes de la radio régionale en conseillant vivement aux personnes âgées, aux malades chroniques, aux femmes enceintes, aux bébés, aux enfants et aux personnes souffrant de troubles respiratoires, de rester à la maison et de consommer beaucoup d’eau. Les insolations sont à craindre car leurs effets sont néfastes sur l’organisme et peuvent provoquer des décès.
La ville ressemble à un désert où les habitants évoluent dans un environnement hostile, à savoir vent de sable, ciel brumeux, soleil ardent et chaleur incommodante. Il n’existe aucun jet d’eau susceptible de créer un peu de fraîcheur aux passants et les rares existants sont à l’arrêt depuis des lustres.
Une seule piscine réalisée au début des années 80, implantée en contre-bas du collège 8 mai 1945. Fermée pendant des dizaines d’années, elle a été réhabilitée l’an dernier offrant ses services aux citoyens moyennant la somme de 500 dinars pour accès pendant deux heures. Les rues sont jonchées de saletés faute de balayage des services municipaux. Et ce laisser-aller envenime la vie des riverains qui subissent ces aléas. Dans un passé récent, des camions-citernes communaux procédaient chaque après-midi à l’arrosage systématique des rues du centre-ville.
Ces bonnes habitudes ont catégoriquement disparu. A la tombée de la nuit, les familles, jeunes et enfants investissent les espaces de la cité Gahdour Tahar, sur les hauteurs du chef-lieu, pour prétendre à un semblant de fraîcheur. Mais, les élus locaux n’ont rien programmé pour agrémenter ces soirées estivales. Les marchands de glaces et sorbets ne chôment pas accueillant ainsi beaucoup de clients. Vivre à Guelma en été est une véritable sinécure.
Par : Hamid Baali











