Le Comité de la ville d’Annaba a, récemment, annoncé, via sa page officielle Facebook, le transfert du projet de 200+300 logements Bouzaroura, relevant de la commune d’El Bouni du promoteur Khair Eddine, vers l’Agence d’Amélioration et de Développement du Logement (AADL).
Il est important de noter que cette annonce correspond à un avis d’approbation préliminaire émis lors d’une réunion du Comité technique de la wilaya le 15 novembre 2023. Suite à cette décision, une réunion ultérieure s’est tenue le 29 novembre 2023 à la direction de l’Habitat, en attente de l’avis d’approbation final du ministère de l’Habitat pour confier le projet à l’AADL, où plusieurs décisions ont été prises.
La direction générale du Domaine national doit entamer les procédures de transfert de propriété au nouveau propriétaire, en préparant une décision de renonciation de l’assiette foncière à l’AADL. La direction du Cadastre et de la Conservation Foncière doit se préparer aux démarches judiciaires qui suivront l’obtention de la décision de transfert.
Des démarches ont, également, été initiées pour désigner un expert immobilier en coordination avec la direction générale du Domaine national et la direction de l’Administration Locale. L’objectif est de préparer une étude technique et financière claire pour une prochaine réunion en présence des associations des bénéficiaires et des organismes concernés. Cette rencontre permettra de
prendre les mesures nécessaires pour relancer le projet.
Cependant, depuis la nuit des temps, des promesses de retrait du projet de ce promoteur ont été faites à maintes reprises, sans qu’aucune solution concrète ne voie le jour, comme le souligne un bénéficiaire. “On espère que cette fois-ci mettra fin à notre calvaire.”
Pendant ce temps, les habitants des logements concernés vivent un véritable cauchemar depuis leur distribution il y a dix ans. Certains d’entre eux, jusqu’à présent, n’ont pas emménagé, optant pour la location pour éviter des conditions de vie indignes et un manque criant de commodités, faisant écho à un environnement rappelant celui d’un bidonville.
Le projet, débuté en 2006 avec une estimation initiale de deux ans, a constamment subi des retards. Les résidents, ayant réglé leurs paiements en 2012 et reçu leurs clés en 2013, se retrouvent avec des logements inachevés et non-connectés aux infrastructures essentielles. Tout cela dans une totale absence du promoteur immobilier, initialement responsable de la bonne conduite du projet et de la remise des clés.
Par : Saker Ikram









