Lors de sa visite à Constantine, mardi dernier, le ministre des Transports, en l’occurrence Youcef Chorfa, s’est montré déterminé à mettre un terme au resquillage. Un problème auquel SETRAM, la société en charge de la gestion du tramway, est toujours confrontée. En effet, les auteurs de ces pratiques frauduleuses sont malheureusement de plus en plus nombreux.
Tous les moyens légaux seront déployés afin d’en finir avec ces pratiques de bas étage, a-t-il tenu à marteler. L’autre problème sur lequel, faut-il le rappeler, butent les agents de sécurité, est celui des conditions d’insécurité qu’ils n’ont cessé, des années durant, de soulever, mais en vain. Les agents de cette société sont souvent victimes d’agressions perpétrées par des usagers indélicats, notamment au niveau de la station de la zone industrielle, appelée communément Lafarge.
Un endroit qui n’est pas du tout sécurisé, a tenu à affirmer un représentant des travailleurs. Nous sommes cinq, voire plus, dira-t-il, à nous occuper de la sécurité de la station et ce, contrairement à d’autres stations où deux agents peuvent largement suffire. Le problème est ainsi posé, précise-t-il. Selon notre interlocuteur, les agents de la SETRAM sont quotidiennement, ou presque, exposés aux insultes d’une clientèle de plus en plus difficile, en termes de comportements.
Un agent a été, la semaine dernière, victime d’une agression au niveau du visage dont l’auteur était un jeune qui refusait de payer un ticket dont la valeur est estimée à 40 DA. Pour rappel, l’amende du resquillage est passée de 100 DA à 200 DA. Toujours dans ce sillage, triste est de constater que les pertes causées à la SETRAM, en termes de recettes, sont passées ces deux dernières années, à 7%, selon une source crédible. Une chose est sûre, les mauvais payeurs sont plus que jamais dans le collimateur du ministère de tutelle.
Par : A.A











