Fiat Algérie (Stellantis El Djazair) confirme son intention de développer l’intégration locale de sa production et s’engage à atteindre un taux supérieur à 30% d’ici 2026.
Cette ambition a de nouveau été mise en avant par le directeur général de Fiat Algérie, Raoui Béji, à l’occasion de la première édition du salon Mechanica El Djazair, organisé au Centre des conventions Mohamed Ben Ahmed d’Oran.
S’exprimant, hier, lors de la cérémonie d’ouverture de l’événement, celui-ci a annoncé la conclusion de cinq nouveaux accords dans le secteur de la tôlerie, qu’il a qualifiée de « progression significative dans l’essor de la production en CKD ».
Il a fait état également de quatre autres partenariats en cours d’achèvement pour la production locale de pièces de rechange.
D’après le DG de Fiat Algérie « la conclusion de ces nouveaux accords est la traduction manifeste des engagements du groupe à permettre une intégration locale supérieure à 30 % en 2026, tout en s’impliquant profondément dans la création de valeur, l’emploi, ainsi que le développement accéléré des compétences du tissu industriel national».
La participation de Fiat Algérie à ce salon s’inscrit dans une vision pour «consolider l’intégration locale et participer utilement au développement d’une industrie automobile forte et compétitive en Algérie».
Au salon, les équipes de l’usine de Tafraoui (Oran) présenteront des composants fabriqués localement en collaboration avec 13 fournisseurs algériens, que ce soit pour la production ou le service après-vente.
Trois jours avant, le directeur général de Stellantis El Djazair, dans la même optique, s’est adressé directement, dans une vidéo publiée sur LinkedIn, aux sous-traitants locaux, pour se rapprocher des équipes de Fiat Algérie au salon pour présenter leurs produits.
Il y a souligné l’aspiration du groupe « à accroître l’intégration locale et à assurer une pérennité de la production de l’usine Fiat de Tafraoui », soutenant que des équipes spécialisées sont en place pour accompagner les opérateurs qui souhaitent s’engager dans ce sens.
A rappeler, en dernier lieu, qu’il y a quelques jours, Stellantis a organisé, en Italie, en partenariat avec l’ambassade d’Algérie et l’Union industrielle de Turin, une rencontre avec ses équipementiers italiens, visant à attirer de nouveaux fournisseurs pour des implantations industrielles ou des collaborations avec les opérateurs algériens, au service du développement de l’écosystème automobile national.
Réfutant toute volonté de délocaliser ses usines en Italie vers l’Algérie, Fiat a œuvré néanmoins pour encourager les sous-traitants italiens à investir en Algérie.
Des démarches, en Italie et en Algérie, qui visent, donc, à atteindre, à terme, ce taux d’intégration de 30%.
Par : Elyas Abdelbaki











