Le ministre de l’Education nationale, M. Mohammed Seghir Sadaoui, poursuit ses rencontres périodiques avec les représentants agrées des fonctionnaires du secteur.
Ce samedi, celui-ci a reçu six syndicats, dont cinq, durant la matinée, appartenant au corps administratif, et un sixième le soir, représentant les professeurs de l’enseignement moyen.
Les deux rendez-vous sont en lien avec les deux décrets publiés fin janvier au journal officiel, en l’occurrence le décret exécutif n° 25-54 du 21 janvier 2025 portant statut particulier des fonctionnaires appartenant aux corps spécifiques de l’éducation nationale et le décret exécutif n° 25-55 du 21 janvier 2025 instituant le régime indemnitaire des mêmes fonctionnaires.
Les cinq syndicats reçus font partie, faut-il le rappeler, du collectif des huit organisations syndicales qui a organisé, le mois passé, un débrayage de trois jours (les 13, 14 et 15 janvier) pour exprimer leur rejet vis-à-vis de beaucoup de dispositions contenues dans les deux textes.
La tutelle tente ainsi de rassurer les uns et les autres quant à sa disponibilité à œuvrer pour améliorer les deux décrets et ce en mettant en place un comité « sous la supervision du chef de cabinet du ministère, lequel poursuivra les consultations avec les organisations syndicales représentatives lors de réunions périodiques et recevra leurs propositions et observations sur le statut particulier, le régime indemnitaire ou toute autre préoccupation liée aux aspects socioprofessionnels des fonctionnaires, tout en établissant un calendrier pour leur traitement », comme indiqué le 27 janvier dernier dans un communiqué.
Rendez-vous a été donné donc ce samedi pour les syndicats pour formuler leurs observations et propositions au sujet des deux textes d’autant plus que les deux rencontres se sont déroulées « en présence du chef de Cabinet du ministère, qui supervise le comité chargé de recevoir les propositions et observations des syndicats agréés concernant le statut particulier et le régime indemnitaire », comme précisé par le ministère.
Une kyrielle de revendications
Les cinq syndicats du corps administratif concernés par cette réunion sont le Syndicat nationale autonome des adjoints et superviseurs de l’éducation (SNAASE), le Syndicat national autonome des conseillers de l’éducation (SNACE), le Syndicat national des censeurs des lycées (SNACEL), le Syndicat autonome des fonctionnaires d’orientation et de guidance scolaire et professionnelle (SAFOGSP) et le Syndicat national des fonctionnaires de laboratoire du secteur de l’éducation (SNFLSE).
Dans son communiqué, le ministère a énuméré les principales revendications de chacun des syndicats.
Il s’agit principalement de la « valorisation de l’expérience professionnelle et des diplômes », d’« inclure l’échelon de base pour l’emploi dans le corps des superviseurs de l’éducation dans la catégorie 12 », pour le SNAASE par exemple ou encore d’« Intégrer tous les conseillers pédagogiques du corps des conseillers pédagogiques au grade nouvellement créé », pour le SNACE.
Le SNACEL, lui, a réclamé, entre autres, la création d’une « nouvelles prime pour le grade de censeur de lycée, telles que la prime de responsabilité, la prime de gestion pédagogique et la prime d’affectation » pour les censeurs de lycées, alors que le SAFOGSP souhaite l’intégration « des conseillers principaux de grade 13 au grade nouvellement créé, grade 14, et les conseillers principaux qui ont plus de dix années d’expérience au grade 16 ».
Durant la deuxième réunion, le secrétaire général du syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement moyen (SNAEM) a, de son côté, mis l’accent sur nombre de revendications s’articulant essentiellement autour des promotions, comme l’« intégration des enseignants du moyen, les professeurs principaux et les professeurs formateurs ayant moins de quatre ans d’ancienneté dans les grades supérieurs nouvellement créés » ou des dispositions du régime indemnitaire.
Des rencontres avec d’autres syndicats sont également prévues dans les jours à venir. D’autant plus que certains d’entre eux ont annoncé des mouvements de protestation durant ce mois de février à l’image du Syndicat national des superviseurs et d’adjoints de l’éducation (SNSAE) qui prévoit d’organiser une grève les 10, 11 et 12 février, ou encore du Cnapeste, Snapest, CELA et Madjal, qui ont annoncé une grève cyclique de deux jours par semaine à compter des 11 et 12 février.
A cet égard, le ministre a déclaré qu’« un comité national a été récemment institué pour préparer un projet relatif à la qualité de l’éducation, à partir du primaire ».
Par : Elyas Abdelbaki











