Ces derniers mois, nombreux sont les commerçants qui continuent à exposer leurs marchandises, empêchant les piétons d’accéder à la voie publique à travers les rues et ruelles de la ville d’Annaba. Un phénomène qui a pris de l’ampleur au fil du temps.
Des commerçants indélicats qui, parfois faute d’espaces dans leurs locaux, exposent leurs marchandises sur les trottoirs, gênant considérablement la mobilité des piétons. Ces derniers sont souvent obligés d’emprunter la voie réservée aux véhicules avec des risques d’accident encourus.
Pourtant, les services de la direction du Commerce, au même titre que ceux de sécurité, sont intervenus en effectuant des saisies ou des procès-verbaux à l’encontre des contrevenants, ainsi qu’en traduisant en justice les contrevenants, condamnés à payer des amendes conséquentes.
Une situation qui interpelle, encore une fois, les services de la direction du Commerce et de la Promotion des exportations de la wilaya d’Annaba qui doivent prendre des mesures strictes et efficaces afin de mettre un terme à ces agissements.
Selon une source de ladite direction, «ce phénomène de squat des trottoirs a longtemps proliféré. Cela dit, les commerçants, motivés par le gain facile, contribuent à ternir et porter un coup à l’esthétique de la ville, et à la protection de l’environnement». Et notre interlocuteur d’ajouter : «Si les commerçants enfreignent la loi, après avoir été avertis, ils feront l’objet de paiement d’amendes». Il faut dire qu’à travers ces mesures dissuasives, cette véritable guerre permettra à la ville du Jujube de récupérer ses trottoirs et de mettre un terme à cet incivisme.
Une simple virée en ville consentira à constater que nombre de commerçants exposent leurs marchandises, notamment les denrées extrêmement sensibles (bouteilles de jus et d’eau minérale, petit-lait en sachet, pains, mais aussi vêtements et autres ustensiles…) sur des pans de trottoirs.
Ces commerçants continuent d’exercer dans l’illicite. Le squat des trottoirs crée de multiples désagréments à la circulation piétonne et des automobilistes. Une situation qui s’accentue avec l’arrivée, sur les trottoirs, de commerçants informels qui y érigent des tables de fortune et vendent de tout.
Gageons que des mesures soient prises au vu de l’ampleur de ce phénomène. En attendant une prise de conscience généralisée de la part des concernés, les pouvoirs publics ont du pain sur la planche pour venir à bout de cette anarchie qui a trop duré.
Par : A.Ighil









