Malgré l’affluence nocturne des familles, le site manque cruellement d’aménagements. Un potentiel touristique inexploité qui ne demande qu’à être valorisé.
Chaque soir d’été, le rituel se répète. Dès le coucher du soleil, de nombreuses familles skikdies convergent vers le trottoir du corniche de la route des « Chèvres », plus connu localement sous le nom de « l’ilot ». À la recherche de fraîcheur et de tranquillité face à la mer, les riverains y prolongent leurs soirées jusqu’à une heure avancée de la nuit.
Pourtant, malgré cet engouement populaire qui en a fait un véritable point d’attraction ces dernières années, le site reste très sommaire. Contrairement au secteur hyperactif de Stora, l’offre de services y est quasi inexistante, se résumant à une salle des fêtes et une cafétéria.
Faute d’infrastructures adaptées, les usagers doivent improviser : certains apportent leurs propres chaises et repas légers, tandis que d’autres s’installent sur le muret bordant le littoral pour discuter autour d’un thé ou d’un café, au rythme des cortèges de mariages de passage.
Lors d’une tournée sur les lieux, le constat demeure mitigé : prolifération de déchets, absence de bancs publics et éclairage défaillant sur plusieurs tronçons ternissent sérieusement l’image du site.
Plusieurs citoyens rencontrés sur place expriment leur regret face au manque de commerces et de commodités, alors même que l’espace disponible offre des opportunités d’investissement réelles.
Développer ce secteur permettrait non seulement de désengorger Stora, mais aussi d’offrir une alternative crédible aux familles hésitant entre la plage Larbi Ben M’hidi et les autres points chauds de la côte. De telles initiatives créeraient des emplois tout en redynamisant l’attractivité touristique de la ville.
Sur le plan des infrastructures, la zone a bénéficié récemment du lancement d’un projet d’hôtel touristique dont les travaux sont en cours.
Une fois livré, l’établissement devrait insuffler une nouvelle dynamique à ce secteur qui nécessite, en parallèle, un plan d’aménagement global : nettoyage, installation de mobilier urbain et création d’espaces de repos.
Par : Amina A.












