Les services de la direction des transports de la wilaya d’Annaba ont retiré de la circulation pas moins de 27 vieux tacots de plus de 30 ans. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la campagne nationale de modernisation du parc de transport.
Les propriétaires des bus concernés ont reçu une attestation leur permettant d’engager des démarches bancaires afin d’obtenir les aides et le soutien de l’État pour l’acquisition de nouveaux bus. Cinq propriétaires ont, quant à eux, déclaré leur cessation d’activité.
Il faudrait rappeler que la procédure de retrait débute par la remise de la carte grise, de l’autorisation de la ligne exploitée et d’une demande de renouvellement, avant que la direction ne délivre une attestation permettant de se rendre à l’établissement national de récupération (SNRV) pour y remettre le véhicule.
Une fois les conditions de retrait vérifiées, une seconde attestation est délivrée afin de permettre au propriétaire de bénéficier du soutien de l’État et d’un prêt bancaire.
Pour faciliter la transition, l’État accorde un soutien de 20 % pour l’acquisition, en plus de la possibilité de bénéficier d’un prêt bancaire, le transporteur n’ayant à assumer que 10 % du prix total du véhicule neuf.
Ce vaste chantier de modernisation fait suite aux instructions données par la présidence de la République dans le sillage de l’accident tragique d’El Harrach, qui avait relancé le débat sur la vétusté d’une partie du parc de transport collectif algérien et sur les risques que celle-ci fait peser sur la sécurité des usagers.
Le ministre des Transports, Saïd Sayoud, avait annoncé qu’un total de 5 400 bus âgés de plus de 30 ans devaient être retirés de la circulation dans un délai de six mois, dans le cadre de la première phase d’un plan global visant, à terme, à renouveler l’ensemble du parc national, estimé à quelque 84 000 bus. Une seconde phase doit, par ailleurs, concerner le remplacement de 28 000 bus supplémentaires âgés de plus de 20 ans.
Par : A.Ighil












