
Le dernier long weekend, la plage Oued Bakrat a accueilli un important flux de baigneurs venus profiter en masse du soleil et de leurs journées chômées payées. Au lendemain de l’Aïd, et comme il est de coutume depuis des années maintenant, la tendance était donc, au barbecue.
Dès jeudi matin, les jeunes et moins jeunes ont investis le Mont Edouh et son emblématique plage avec leurs barbecues. Si jusque-là, l’ambiance était à la célébration, les vestiges de ces nombreux barbecues témoignent eux, d’un manque de civisme profondément ancrée dans la société.
Au fur et à mesure, que la plage d’Oued Bakrat se vidait en fin d’après-midi, les retombées des barbecues qui ont été installé sous la quasi-totalité des parasols, faisaient surface. Des sacs en plastiques à tout va, des bouteilles, du charbon, des restes de nourritures et même des barbecues abandonnés en fin de journée jonchaient la plage dans une insouciance collective palpable.
La situation n’était pas meilleure au niveau du Mont Edough, ou les amateurs de nature ont posé leurs barbecues sous les arbres pour tenir leur pique-nique.
Pourtant, le maire de la commune de Seraidi, avait été on ne peut plus clair en s’exprimant sur ces pratiques. Le P/APC soutenu par la conservation des forets de la wilaya, avait interdit ces pratiques durant la saison estivale rappelant que le fantôme des incendies dévastateurs qui ont touché Seraidi l’été dernier continue de planer sur les forêts.
Evidemment, les forêts de Seraidi ont été tout autant souillées que sa plage, puisque dans l’après-midi de samedi, on pouvait encore apercevoir les vestiges des barbecues qui s’y sont tenus.
Ces pratiques dénuées de tous sens de civisme et de responsabilité se sont largement démocratisées à Annaba ces dernières années. L’Aïd el Adha et l’Aïd el Fitr, coïncidant avec la saison estivale, nombreuses sont les personnes qui profitent de ces journées pour s’évader du côté de Seraidi.
Au milieu de ces pratiques auxquels on ne peut reprocher que le manque d’organisation et de civisme, ressort l’absence totale de surveillance et de règlementation de la part des autorités locales qui multiplient les menaces sans pour autant appliquer les sanctions adéquates.
Par: M.L












