Par : B.N
La plage de Djenen El Bey, dans la commune de Séraïdi, a été officiellement désignée par les autorités locales de la wilaya d’Annaba, à leur tête le chef de l’exécutif local, M. Djamel Eddine Berimi, pour abriter le nouveau port de plaisance, dans le cadre des efforts consentis pour désenclaver la ville.
Une enveloppe financière estimée à 1.200 milliards de centimes a été dégagée pour la réalisation de ce projet, tant prometteur pour la ville. Lors d’un entretien à la radio locale, le président de l’Assemblée populaire communale de Séraïdi, M. Ali Rachedi, a précisé que ce port sera doté d’un parking, dont la capacité d’accueil varie entre 3.000 et 4.000 véhicules. Les détails techniques concernant ce projet ne sont toujours pas communiqués. Contacté par Le Provincial, le maire de Séraïdi a fait savoir que le projet demeure toujours en phase d’études. Ainsi, le maitre d’ouvrage, qui n’est que la direction des travaux publics de la wilaya d’Annaba, n’a pas encore désigné l’entreprise de réalisation.
Comme le veut la tradition, ce projet semble être au cœur des débats sur les réseaux sociaux. Entre opposants et partisans, la population s’est rapidement divisée au sujet de l’emplacement du projet. Pour certains internautes, convaincus par les arguments proposés par le maire, croient savoir que cette infrastructure serait une véritable bouffée d’oxygène économique pour la ville. Etant une commune isolée, et n’ayant pas suffisamment d’entrées financières pour couvrir les besoins de la population, ce projet permettra à Séraïdi d’obtenir une importante autonomie financière, basée sur l’exploitation touristique de cette infrastructure, mais aussi la croissance de l’activité commerciale dans la ville. Il s’agit également de la création d’un nombre important de postes de travail pour les habitants de la commune.
Le maire de Séraïdi a tenu à rassurer la population, inquiète quant à une éventuelle occupation de la zone de baignade par cette infrastructure, que le port de plaisance ne sera pas réalisé au niveau de la zone de baignade dans la plage de Djenen El Bey et qu’il y aura une distance considérable entre l’emplacement du projet et la plage en question. Déterminé à aller au fond des choses, le maire a répondu aux internautes qui se disent inquiets quant à la déformation des espaces naturels. « La commune de Séraïdi est une commune pauvre, ses jeunes demeurent au chômage et le dynamisme de la plage de Djenen El Bey n’est stimulé qu’au cours de la saison estivale, après, la plage est envahie par les délinquants et les candidats de l’émigration clandestine. », se défend le maire avant d’ajouter que : « Si on part dans le sens de laisser chaque espace naturelle sans exploitation, on n’aurait jamais pu voir les ports se créer dans les villes côtières, on aurait amarré les navires sur les rochers et le sable ».









