Le Mouvement de la société pour la paix (MSP) a vivement condamné l’exclusion définitive de sa liste électorale dans la wilaya de Sétif, à l’issue des procédures d’examen et de recours liées aux prochaines élections législatives. Le parti a qualifié cette décision de « d’arbitraire politique dangereux » et a exprimé son « profond mécontentement » face à ce qu’il considère comme des irrégularités dans le traitement de son dossier.
Dans un communiqué, le mouvement estime que cette exclusion « soulève de graves problèmes juridiques et des questions légitimes » sur la manière dont les candidatures sont traitées. Il affirme que le rejet est intervenu après les phases de recours, dans des conditions jugées contraires aux délais et procédures fixés par l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE).
Des délais contestés et une procédure remise en cause
Le MSP explique que le mandataire de sa liste a été informé du rejet de la candidature de l’un des postulants en dehors des délais légaux. Selon le parti, une décision ultérieure a conduit à l’exclusion de l’ensemble de la liste, malgré le dépôt, dans les délais, des dossiers de remplacement et des pièces complémentaires exigées.
Le mouvement affirme également que tous les documents d’indemnisation et de régularisation ont été transmis dans les délais réglementaires. Il considère dès lors que la décision de rejet global de la liste ne respecte pas les procédures en vigueur et porte atteinte à la sécurité juridique du processus électoral.
« Une violation des droits électoraux»
Pour le MSP, le respect des délais et des règles ne doit pas s’appliquer uniquement aux partis politiques, mais à l’ensemble des acteurs du processus électoral, y compris les instances de contrôle. Le parti estime que ces règles constituent une garantie essentielle de l’égalité entre candidats et de la protection des droits politiques.
Dans ce cadre, il affirme que le fait de rendre les listes responsables de retards administratifs ou du non-traitement des dossiers dans les délais « représente une violation explicite des droits légaux des candidats et des listes électorales » et une atteinte au principe d’égalité des chances, appelant à un réexamen de la décision conformément à la loi.
Le mouvement a réitéré son attachement au respect de la loi et des institutions, soulignant que l’État de droit et l’impartialité dans l’application des procédures sont des conditions essentielles pour garantir des élections transparentes et crédibles. Il a également exprimé sa solidarité avec les candidats concernés, estimant que cette exclusion dépasse le cadre d’une simple mesure administrative.
Enfin, le MSP a replacé cette affaire dans un contexte plus large, évoquant d’autres listes également rejetées dans différentes circonscriptions, et appelant au respect strict des règles afin de préserver la confiance dans le processus démocratique et la stabilité des institutions.
Par : S.A.B.









