C’est depuis l’université de Jijel que le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a présidé ce mardi le coup d’envoi officiel de la rentrée universitaire 2026-2027. Un rendez-vous d’envergure nationale qui voit plus de 1,88 million d’étudiants — dont 2 600 étudiants internationaux issus de 36 nationalités dans le cadre du programme « Study in Algeria » — rejoindre les bancs des facultés et des centres de recherche à travers le pays.
Le choix de la wilaya de Jijel pour abriter la cérémonie officielle revêt une portée symbolique et humaine. En s’y déplaçant, le ministre a tenu à adresser un message fort de solidarité et de proximité envers les populations locales, fortement éprouvées par les récents incendies estivaux, affirmant le rôle de l’université comme vecteur d’espoir, de savoir et de reconstruction.
Inscrite dans la vision stratégique du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, pour la période 2024-2029, cette nouvelle année académique entend sceller la mutation de l’université algérienne en un véritable moteur de création de valeur et de transfert technologique. Lors de son allocution, Kamel Baddari a réaffirmé que l’étudiant demeure le pivot central de la feuille de route sectorielle. « L’université moderne ne se contente plus de délivrer des diplômes ; elle façonne des compétences capables d’entreprendre et d’apporter des solutions concrètes », a-t-il souligné, prônant le concept d’une « université d’autonomisation » tournée vers l’incubation de start-up et la valorisation industrielle de la recherche.
Parmi les axes prioritaires figurent la consolidation du virage numérique et l’intégration transversale de l’intelligence artificielle dans la pédagogie, la gestion des services universitaires et la recherche, conformément à la stratégie nationale dédiée. Le ministre a également insisté sur la nécessité pour les établissements, à l’image de l’université de Jijel, d’adapter leurs formations aux spécificités et ressources de leur bassin territorial.
Enfin, le volet de la vie étudiante reste au premier plan des engagements ministériels, avec la poursuite de la modernisation des résidences, de la restauration et des infrastructures socioculturelles. Clôturant son intervention par une adresse directe aux étudiants, Kamel Baddari les a exhortés à devenir les acteurs majeurs de cette transition vers l’université de 4e génération : numérisée, innovante et pleinement ancrée dans le développement économique du pays.
Par : Amina A.





