
La rentabilisation des biens communaux de Souk-Ahras, évoquée de manière répétitive par bon nombre de responsables, n’est pas encore perceptible. La salle des fêtes Djoued Nouredine, un joyau architectural dont la construction remonte aux dernières années du XIXème siècle, s’offre de par sa position au cœur de la ville de Souk-Ahras, comme un bien rentable.
Et pourtant rien ne s’y fait depuis des lustres hormis quelques rassemblements sporadiques qui ne s’associent guère à son statut et ne profitent nullement aux caisses de l’APC de Souk-Ahras. On y improvise des foires, des marchés… sans impact positif pour les recettes de la commune.
”Cette même salle faisait partie d’un patrimoine qui était capable de renflouer les caisses de la commune. Elle abritait des rencontres culturelles et artistiques, offrait aux séminaristes, aux sportifs, aux plasticiens… un lieu idéal pour la promotion de leurs produits. Les mariages et toutes les autres fêtes familiales y étaient célébrées tout en tenant compte du principe de rentabilité que tous les élus défendaient”, a reconnu un ancien membre de l’Exécutif communal.
Aujourd’hui, c’est avec une acoustique mal adaptée et des murs non ravalés que cette salle accueille ses visiteurs. Entourées de pissotières et modestement décorée, elle embrasse le gris des étals de fortune et des camions de transport qui l’entourent. Et tous réunis, achèvent l’éclat de ses années fastes.
Des sources concordantes ont laissé comprendre que d’autres étapes doivent impérativement anticiper le volet rentabilisation. Le recensement de ces mêmes biens, l’assainissement de plusieurs situations du patrimoine, la désignation du statut de chacun de ces biens mettront fin à un véritable imbroglio qui colle à ce dossier combien révélateur.












