Réhabilité à l’occasion du Championnat des jeunes CHAN 2022, le stade colonel Chabou Abdelkader subit des détériorations juste après sa réhabilitation par les pouvoirs publics qui ont débloqué 45 milliards de centimes pour sa réfection et le remplacent du gazon afin d’abriter l’évènement en accueillant un groupe de participants. Uniquement pour la pose de la pelouse et l’installation du système de drainage, cela a coûté 17 milliards de centimes, bien que cette infrastructure ait été utilisée comme un terrain de réplique, c’est-à-dire d’entraînement des équipes africaines participantes au CHAN 2022.
Ce stade n’a pas été maintenu en état par la défaillance de la maintenance préventive exécutée par les travailleurs de l’EPIC/OCS qui sont une valeur sûre en matière d’entretien du gazon. En effet, un conflit existe entre le maire d’Annaba et les travailleurs de cet Office communal des sports qui n’ont pas perçu leurs salaires depuis des mois. Pourtant, de nombreux employés de cet office communal sont expérimentés et formés dans l’entretien du gazon. Aujourd’hui, le gazon de l’antre stade d’Annaba s’est détérioré par les parasites et a jauni complétement comme le foin à cause de sa mauvaise pris en charge. La technique d’arrosage de cette pelouse doit être faite durant la période froide et jamais en été pour éviter l’humidité, l’un des facteurs qui favorise sa détérioration. De même pour les sanitaires, les vestiaires et les équipements annexes qui se délabrent progressivement, alors que le coût de leur réfection a été de l’ordre de 28 milliards de centimes.
Cette infrastructure sportive ne sert à plus rien et n’est pas exploitée convenablement, même pas pour les entrainements des clubs des divisons inférieures. L’antre stade de HAMRA Annaba est à l’abandon et connait en ces moments le même sort d’une détérioration avancée. Cela, en l’espace de 5 mois après seulement sa réfection qui a coûté un montant colossal de 45 milliards de centimes aux caisses de l’Etat et ceci en l’absence d’un entretien périodique. La rénovation de ses vestiaires, du chauffage, de l’éclairage, des installations de la plomberie et des eaux, et des tribunes ont coûté plus de 28 milliards. Par manque de moyens d’entretien, il fallait mettre des engrais sur le terrain durant la période mars–avril pour éviter le choc thermique à cette pelouse.
Par : Amar Aït Bara
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