Les habitants de la cité du 20 Août sont montés au créneau pour s’opposer au projet de réalisation du siège de la direction de la chambre du commerce sur un espace qui sert, des années durant, d’espace vert et d’aire de jeux à leurs enfants. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, les riverains sont déterminés à stopper, coûte que coûte, et par tous les moyens légaux, les travaux qui ont déjà commencé, au grand dam des chérubins.
Où vont jouer nos enfants ? s’est longuement interrogé un représentant des locataires. Excédé et outré par cette affaire, ce dernier se demande aussi comment peut-on accorder un terrain situé au centre d’une cité avec toutes les conséquences qui s’en suivent ? Une intrusion qui va certainement porter une atteinte à « l’intimité » d’un quartier calme et paisible jusqu’alors.
En interpellant le wali, via une pétition, les locataires espèrent que le projet soit tout simplement annulé et que leurs gosses puissent bénéficier de leur droit à jouer dans un espace initialement dédié aux enfants. Faut-il rappeler, dans cet ordre d’idées, que le problème de ces locataires est malheureusement loin de faire l’exception. Tous les quartiers à Constantine, ou presque, vivent la même situation. Nos chérubins sont totalement privés d’espaces de jeux appropriés. Un droit que certains cherchent encore à confisquer pour des considérations peu évidentes ! Aucune raison ne pourra justifier une telle absurdité.
Une cité est aussi et surtout un cadre de vie avec toutes les commodités nécessaires pour ses résidents. Un vœu que tous les Constantinois, comme partout d’ailleurs, ne cessent de revendiquer, mais en vain. Tous les responsables qui se sont succédés sur la gestion de la ville, ont réussi, faut-il le reconnaitre, de faire de Constantine un ensemble de cités dortoirs. Conséquence logique de cet état de fait, nos enfants sont aujourd’hui livrés à leur propre imagination, en matière de jeux. La balle est désormais dans le camp des autorités locales appelées à intervenir et à faire valoir un droit fondamental des enfants de ce quartier résidentiel, à savoir jouer et rien que jouer. Est- ce trop demander ?
Par : A.A












