Deux représentants de deux quartiers périphériques de la ville, à savoir El Guemas et Boumerzoug, se sont rendus, hier, mercredi 2 septembre, à notre bureau afin de faire porter leurs doléances aux autorités locales, concernant leur quota des nouveaux bus de la marque Tirsam gérés, rappelons-le, par l’ETUSC, Entreprise de transport urbain et suburbain de Constantine.
Une revendication qu’ils estiment tout à fait légitime face à une demande sans cesse croissante. Un membre du Comité de quartier affirme, en quelque sorte, vouloir en finir avec le monopole du privé. Ils en ont marre de dépendre, encore et toujours, de ces bus vétustes dont les risques ne sont plus à démontrer.
Ce que les usagers déplorent, aussi, ce sont les conditions de transport. Les transporteurs privés ne se soucient guère du confort du citoyen et de son respect. Ce qui compte le plus pour eux est comment «gonfler» leurs recettes.
C’est une suite logique, estiment certains, à l’absence de contrôle dans un secteur de plus en plus clochardisé. L’anarchie totale règne dans ce créneau névralgique.
Faut-il le rappeler, encore une fois, que de la qualité du transport en commun dépend du bon fonctionnement des autres secteurs d’activités. Et si les habitants des deux quartiers, précédemment cités, montent, aujourd’hui, au créneau, c’est aussi pour nous rappeler le désordre total qui règne dans ce secteur.
Les services de la direction des Transports sont appelés à sévir et à mettre, surtout, de l’ordre dans le transport urbain de la troisième ville du pays. En attendant, les déboires des habitants de la périphérie continuent.
Par : A.A











