Chaleurs extrêmes, intoxications alimentaires, maladies à transmission hydrique ou encore pollution des espaces de baignade figurent parmi les principales préoccupations des services de santé.
À l’ouverture de la saison estivale, les autorités sanitaires multiplient les actions de prévention afin de limiter les risques auxquels sont exposés les vacanciers. Réunis lundi au siège de l’Institut national de santé publique (INSP) Malika Gaïd dans le cadre d’une journée consacrée à la prévention des risques sanitaires liés à l’été, responsables et spécialistes ont dressé un état des lieux de la situation et présenté les dispositifs mis en place pour la période estivale.
L’un des principaux enseignements de cette rencontre concerne la qualité des eaux de baignade. Une vaste campagne de contrôle a été menée à l’approche de l’été afin de vérifier le respect des normes sanitaires en vigueur. Au total, 5.571 analyses ont été effectuées. Selon les résultats présentés par Mme Mansouri, représentante du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, 19 % des prélèvements bactériologiques réalisés se sont révélés non conformes. Un taux qui souligne la nécessité de maintenir une surveillance étroite et de renforcer les mesures de contrôle sur les sites concernés.
Face à ces constats, le ministère préconise un renforcement des moyens humains et matériels dans les structures de santé situées à proximité des plages. Les services d’urgence devront notamment disposer d’effectifs suffisants, de médicaments et d’équipements de premiers secours adaptés à l’affluence estivale. Les autorités recommandent également d’améliorer les dispositifs d’alerte précoce afin de détecter rapidement tout risque épidémique.
La surveillance sanitaire devra aussi être renforcée dans les zones les plus exposées aux maladies hydriques. Les opérations de contrôle de la qualité des eaux de mer et des piscines, ainsi que l’inspection des activités commerciales liées à la saison estivale, font partie des priorités affichées pour préserver la santé des estivants.
Mme Mansouri a indiqué que des missions d’inspection ont été déployées dès le début du mois de juin afin d’évaluer le niveau de préparation des structures concernées avant l’arrivée des vacanciers. Pour le Dr Hassina Hellal, spécialiste de l’environnement à l’INSP, la prévention des risques estivaux repose sur un travail engagé dès la fin de chaque saison. Elle rappelle que les températures élevées, les agents pathogènes et certains polluants chimiques peuvent avoir des conséquences importantes sur la santé. L’hydratation, la protection contre l’exposition solaire et le respect des règles d’hygiène demeurent ainsi des mesures essentielles. La spécialiste a également cité parmi les risques récurrents de l’été les incendies, les accidents de la route, les piqûres d’insectes, les intoxications alimentaires, les insolations et la dégradation de la qualité des eaux de baignade.
Dans ce contexte, le ministère de la Santé a appelé à intensifier les actions de sensibilisation auprès du public et à renforcer la vigilance face aux maladies transmissibles. L’objectif est notamment de mieux prévenir les intoxications alimentaires collectives et d’assurer un suivi rigoureux des cas liés à l’eau.
Par : R.C









