Textes réglementaires, dispositifs de solidarité, structures spécialisées et programmes d’accompagnement : la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme a présenté devant les députés un ensemble de mesures et d’actions concrètes mises en œuvre ou en cours de déploiement. Un panorama des politiques sociales engagées en 2025, articulées autour de la prise en charge des personnes à besoins spécifiques, du soutien aux familles et de la protection des catégories les plus vulnérables. Une intervention marquée par la volonté d’inscrire l’action sociale dans une logique de ciblage, d’inclusion et d’évaluation continue.
Lors de son exposé devant la Commission de la santé, des affaires sociales, du travail et de la formation professionnelle de l’APN, la ministre a insisté sur la nécessité de “développer des mécanismes transparents garantissant le ciblage effectif et précis des catégories prises en charge”. Cette démarche repose sur l’actualisation et l’adaptation des cadres juridiques et réglementaires afin d’assurer aux publics concernés “une vie décente et une prise en charge qualitative”, notamment les personnes à besoins spécifiques, tout en accordant une attention particulière à la situation de la femme et à son autonomisation socio-économique et politique.
Dans ce cadre général, la ministre a fait état de “l’élaboration d’une feuille de route aux contours bien définis”, fondée sur une politique de suivi et d’évaluation en lien direct avec les priorités sociales. Cette feuille de route s’inscrit, a-t-elle précisé, dans la mise en œuvre du programme du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et de ses engagements envers les différentes franges de la société.
Un axe central de cette politique concerne la protection et la promotion des personnes à besoins spécifiques. Mme Soraya Mouloudji a rappelé “l’élaboration de 12 textes réglementaires relatifs à la loi 25-01”, précisant que neuf d’entre eux ont déjà été adoptés, tandis que trois sont encore à l’étude au niveau du secrétariat général du Gouvernement. Parmi les mesures concrètes engagées figurent “l’allocation forfaitaire de solidarité”, l’installation du Conseil national des personnes à besoins spécifiques, ainsi que la garantie de l’éducation et de l’enseignement spécialisés pour les enfants concernés, selon des méthodes et programmes adaptés.
La prise en charge des personnes atteintes de troubles du spectre de l’autisme constitue également un volet spécifique de l’action ministérielle. La ministre a évoqué, à ce titre, la promulgation du décret présidentiel portant création du Centre national de l’autisme, ainsi que “l’approbation du projet de décret exécutif relatif à la création de centres spécialisés”.
Enfin, la responsable du secteur a mis en lumière les programmes destinés aux familles et aux personnes âgées. Elle a souligné les efforts déployés pour “assurer le bien-être et l’autonomie des pensionnaires des centres d’accueil”, tout en renforçant les dispositifs d’aide et d’accompagnement spécifiques, avec pour objectif la réinsertion familiale et la consolidation des mécanismes de solidarité nationale.
À travers cette approche thématique et progressive, le secteur de la solidarité nationale affirme sa volonté de bâtir une action sociale plus lisible, plus ciblée et durable, inscrivant la prise en charge des publics vulnérables au cœur des priorités publiques.
Par : Aly D








