Le ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, a indiqué, lors de la présentation du projet de loi de règlement budgétaire de l’exercice 2023 devant la commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN), que le taux de consommation du budget est de 72%.
En d’autres termes, plus du quart des dépenses prévues dans cette loi n’a pas été utilisé.
Les recettes ont ainsi dépassé les 9 017 milliards de dinars en 2023, en progression de plus de 24 % comparativement à 2022, a-t-il mentionné.
Les ressources fiscales ont atteint 7.396 milliards de dinars, dont 3.856 milliards sont issus de la fiscalité pétrolière, alors que les revenus issus du domaine de l’État sont évalués à 86 milliards de dinars.
Parallèlement, les charges budgétaires ont totalisé 10 592 milliards de dinars, soit une légère hausse par rapport à l’année précédente.
Dans le détail, les dépenses telles qu’elles ont été affectées devraient aller aux transferts sociaux (3340 milliards DA), aux coûts du personnel (3213 milliards DA) et aux dépenses de l’investissement (1188 milliards DA). Cependant, le taux de consommation du budget, qui n’a été que de 72 % des crédits budgétaires alloués.
Ce qui confirme la difficulté permanente à faire des ressources disponibles les dépenses réalisées, en particulier en matière d’investissement. Le ministre des Finances a imputé cela à la mise en application en 2023 du nouveau Budget Programme, où «certaines insuffisances liées au manque de clarté des procédures pour les ordonnateurs ont été relevées».
La sous-consommation budgétaire interroge sur la capacité des administrations à absorber les crédits qui leur sont affectés et à la réalisation des projets programmés, surtout s’ils ont un fort impact économique et social.
À cet égard, le ministre a évoqué, en dernier lieu, «le nouveau cadre juridique de la loi de finances, qui impose à chaque ordonnateur l’élaboration d’un rapport spécifique sur les priorités et la planification lors de la préparation de la loi de finances, ainsi que l’établissement d’un rapport ministériel sur la performance après exécution», soulignant que «les ordonnateurs ont commencé progressivement à s’adapter à ce nouveau mode d’élaboration et d’exécution du budget».
Par : Elyas Abdelbaki











