Le Syndicat national des pharmaciens d’officine (SNAPO) rejette « catégoriquement » le projet de décret exécutif relatif à l’exercice de la profession, actuellement en préparation au niveau du ministère de la Santé, et menace de recourir à la grève dans le cas de « poursuite de la politique d’exclusion ».
C’est ce qui ressort du communiqué rendu public, hier, sanctionnant la réunion du Conseil national du syndicat qui s’est tenue la veille.
A cet effet, « le Conseil national réaffirme son refus catégorique et absolu de toute ébauche de texte réglementaire concernant la profession, dès lors que le syndicat et le Conseil de déontologie professionnelle n’ont pas été associés à son élaboration » a indiqué le SNAPO, qui considère que « la version actuelle proposée constitue une menace réelle et sérieuse pour les pharmaciens d’officine et pour l’avenir de la profession ».
Le Conseil national du syndicat dénonce donc « le caractère improvisé de l’approche adoptée par certains services du ministère de la Santé, ainsi que la tentative d’imposer un décret exécutif en l’absence de toute concertation préalable avec le Conseil national ».
Une démarche, selon lui, qui « aura des répercussions graves sur la stabilité et la pérennité des pharmacies privées, ainsi que sur la sécurité sanitaire nationale ».
Dans ce sillage, le Conseil national du SNAPO « appelle le ministre de la Santé à intervenir de toute urgence pour superviser personnellement des séances de dialogue sérieuses, transparentes et responsables, associant l’administration centrale, les représentants légitimes de la profession (le syndicat et le Conseil de déontologie), en vue de l’élaboration d’un projet équilibré qui renforce le rôle central du pharmacien d’officine dans la protection de la santé publique et préserve les équilibres économiques du secteur pharmaceutique ».
Ainsi, cette instance du syndicat délègue le bureau national à examiner « toutes les options syndicales et juridiques, y compris le recours au droit de grève, en cas de poursuite de la politique d’exclusion et de mépris des appels répétés au dialogue direct, responsable et sérieux ».
Ce communiqué intervient après celui du Bureau national du SNAPO, du 26 janvier dernier, dans lequel il était question du rejet de ce décret en préparation.
Selon des informations, entre autres dispositions rejetées celles en lien avec la densité pharmaceutique en Algérie. Misant actuellement sur un ratio théorique d’une pharmacie pour 5000 habitants, la mouture actuelle prévoit de ramener ce chiffre à 3000.
Une autre organisation syndicale de cette même corporation, en l’occurrence le Syndicat national des pharmaciens algériens agrées (SNPAA) a également rejeté, le 30 janvier dernier, ce projet de décret.
Les deux syndicats réclament l’ouverture du dialogue.
Par : Elyas Abdelbaki






