
Lors de son intervention hier, lors de session extraordinaire, le président d’APC d’Annaba a fait sursauter l’assistance notamment certains élus sur le projet « d’extension » du cimetière Zaghouane, alors que ce point ne figurait même pas à l’ordre du jour. Abdellatif Benilles nous dira à ce sujet « le maire est en train d’induire e wali en erreur l». En effet, ce ’’ projet’’ avait suscité l’indignation de la population à travers les réseaux sociaux montrant des images choquantes de tombes profanées à la suite des travaux engagés aux alentours du cimetière.
Ce chantier, à proximité du plus ancien cimetière de la ville, a suscité une vague d’indignation où l’on dénonçait la destruction d’anciennes sépultures et la mise à nu des dépouilles. Youcef Chouchane, président de l’APC d’Annaba, était monté au créneau en s’adressant à la population, à travers une vidéo, où il indiquait que « le projet appartient à la commune du chef-lieu de la wilaya.
Il consiste à la réalisation d’un mur d’enceinte autour du cimetière ainsi que l’ouverture d’un nouveau chemin d’accès, mais aussi la récupération des parcelles de terre exploitées illégalement par certains riverains. Les travaux engagés aux abords du cimetière Zaghouane continuent à susciter des interrogations. Des images montrant une étrange plaque de chantier, placée maladroitement depuis peu et « qui n’est pas digne d’un organisme officiel, en l’occurrence, l’APC d’Annaba », commentera l’un des internautes. Beaucoup d’entre eux la considèrent comme illégale. Selon la règle en vigueur, les entrepreneurs des travaux de construction sont tenus de signaler leur chantier par panneau d’identification, visible de jour comme de nuit, indiquant la nature des travaux, le maître d’ouvrage, le maitre d’œuvre, mais aussi les références du permis de construire, l’organisme de contrôle technique et le délai d’exécution. Certains riverains interpellent, Abdelkader Djellaoui, wali d’Annaba, à situer les responsabilités sur ce projet qu’ils estiment douteux.
Par : A.Ighil









