
La semaine dernière, l’ADE a annoncé des perturbations dans le planning d’alimentation en eau à travers les différentes communes de la wilaya, pour cause de réparation de fuites importantes. Aujourd’hui, près de 10 jours après cette annonce, les citoyens, qui vivent un épisode de canicule extrême, peinent à prendre leur mal en patience. La majeure partie des foyers de la wilaya ont actuellement recours aux citernes pour faire des stocks d’eau sur plusieurs jours. Facturées à 2000 da en moyenne, ces citernes viennent impacter le budget des foyers les plus modestes suscitant la colère des citoyens.
Force est de constater que la perturbation liée aux activités de l’ADE est toujours aussi constante, malgré une méga-campagne de remédiation aux fuites et de remise à niveau du réseau d’alimentation en eau potable. Si au niveau de la commune chef-lieu, l’alimentation se fait tous les trois jours, le quartier de Sidi Aissa continue d’être le vilain petit canard da la commune d’Annaba et touche aujourd’hui les jours sans eau. Même chose au niveau du quartier du 8 mai 1945, des tours Belvédère ou encore du pôle urbain Draa Errich.
C’est d’ailleurs, cette inégalité entre les quartiers d’une même commune qui demeure sans explications pour les principaux concernés suscitant une vive consternation. Comme pour la commune d’Annaba où le planning de distribution n’est pas le même, la commune d’El Hadjar est approvisionnée en eau de manière générale tous les trois jours, sauf pour les quartiers d’Atoui Salah, des 150 logements et des 300 logements qui sont alimentés en eau une fois par semaine en moyenne.
Le recours aux citernes qui n’est malheureusement pas à la portée de tous en plus de la nécessité d’acheter des palettes d’eau minérale pour la consommation des foyers, sont autant de dépenses qui peinent à passer pour les foyers de la wilaya. En effet, si l’ADE est officiellement l’organisme qui est chargé d’alimenter la wilaya en eau potable, il n’en est rien en réalité. L’eau qui arrive dans les robinets étant colorée et très odorantes en dépit des traitements au charbon de l’ADE, il est instinctivement impossible de l’ingérer.
Par : M. L









