Les débats parlementaires autour du projet de loi de Finances (PLF 2026) se sont ouverts, hier, à l’Assemblée populaire nationale (APN). Le PLF 2026 devra être soumis au vote des députés le 18 novembre courant, selon un communiqué du bureau de l’APN.
Ce projet de loi, comme c’est de coutume depuis 2020, suit une trajectoire budgétaire triennale qui s’étalera jusqu’en 2028. Bien qu’intervenant dans une conjoncture pétrolière moins confortable que celle ayant prévalu durant les deux années précédentes, le PLF 2026 ”n’induit pas moins un train de dépenses en hausse pour soutenir la dynamique nationale de développement socio-économique, éludant en ce sens toute mesure de rabotage budgétaire ou d’austérité”, souligne le site l’Algérie Aujourd’hui.
Dans le PLF 2026, il n’est pas prévu d’augmentation de la pression fiscale ni de nouvelles taxes pouvant grever la croissance économique ou le pouvoir d’achat des ménages. Le texte prévoit toutefois des mesures d’élargissement de l’assiette fiscale et d’optimisation des recouvrements et de la mobilisation de nouvelles ressources pour conforter les recettes ordinaires de l’État et réduire graduellement le déficit du Trésor. Centré sur la poursuite des efforts visant à optimiser la mobilisation de recettes ordinaires, le PLF 2026 prévoit, faut-t-il le rappeler, des recettes globales de plus de 8009 milliards de dinars et des dépenses totales en hausse à plus de 17 636 milliards de dinars, contre un montant de 16 794 milliards de dinars pour le budget de l’exercice en cours.
Le PLF 2026 est basé sur un prix de référence fiscal du baril de pétrole brut fixé à 60 dollars US et un prix de marché à 70 dollars US. Il table, en outre, sur un taux de croissance global projeté à 4,1% en 2026, 4,4% en 2027 et 4,5% en 2028. Une trajectoire favorable qui devrait ainsi être ”principalement portée par les performances attendues des secteurs hors hydrocarbure”, est-il noté dans le même document. Un texte qui fait également ressortir une évolution des recettes et des dépenses budgétaires qui devraient dégager des déficits globaux du Trésor en recul successivement de 12,4% du PIB en 2026 à 11,4 % du PIB en 2027 puis à 11,2% en 2028. Quant aux subventions aux produits de large consommation, soit les céréales, le lait, l’eau dessalée, l’énergie, le sucre, l’huile et le café, le PLF prévoit au total un montant avoisinant les 657 milliards de dinars au titre de l’exercice prochain.
Par : Akram Ouadah






