Prenant le taureau par les cornes, M. Nefla S., wali d’Oum El-Bouaghi, a voulu assainir et d’une façon définitive le volet des investissements qui a fait couler beaucoup d’encre sans qu’il ne soit pris d’une façon sérieuse et rationnelle. Pour aller en profondeur dans ce dossier aussi épineux, le chef de l’Exécutif a programmé une série de réunions réservées exclusivement aux investisseurs dont le nombre dépasse les 300 qui se répartissent en trois catégories, ceux qui ont avancé dans la réalisation de leurs projets, ceux qui n’ont même pas démarré et ceux qui sont entré en production.
Le wali réunit chaque lundi les parties concernées en son cabinet avec la présence de la presse, du directeur de l’Industrie, de la directrice de l’Agence foncière, de la directrice de l’Urbanisme, des directeurs de l’Exécutif concernés par ce volet et souvent avec la présence des investisseurs concernés.
Au niveau d’Ain Beida, la plus grande agglomération ce sont pas moins de 200 dossiers qui ont été passés au peigne fin. A Oum El-Bouaghi, chef-lieu de wilaya, 137 dossiers ont été revus en détail.
Lors de ces réunions marathoniennes, le directeur de l’Industrie a passé, dossier par dossier, des projections des lieux en appui avec les taux d’avancement dans la réalisation, la nature juridique du foncier, l’année du bénéfice et les contraintes rencontrées par les investisseurs.
Au bout de ces réunions, des décisions fermes sont prises pour les investisseurs qui ont bénéficié des assiettes foncières et qui n’ont pas encore démarré (plus de 80%). Ces derniers seront destinataires de mises en demeure avant la résiliation à leurs torts exclusifs avec l’application des mesures coercitives en vigueur. Pour ceux qui se sont engagés et bloqués par des contraintes dépassant leur compétence (des amenées en eau, en électricité ou autres commodités) le chef de l’Exécutif a décidé de les inviter, les entendre et lever toutes les contraintes.
Selon le directeur de l’Industrie que notre journal a contacté, il nous déclarera que ce dossier de l’investissement touche presque à sa fin et il ne reste que quelques-uns au niveau des localités de Dhalaa, Meskiana, Ksar Sbihi, Sigus, Ain Fakroun et Bir Chouhada.
Il est nécessaire de souligner que c’est pour la première fois que le dossier des investissements a connu une réelle prise en charge pour séparer les vrais investisseurs des pseudo-investisseurs qui se sont emparés du foncier depuis plusieurs années sans que leurs projets voient le jour. Pis encore, certains ont même cédé des parcelles sans qu’elles ne soient encore réglées.
Par ailleurs, il y a lieu de signaler que les POS 14 et 11, sis à Meskiana, ont été squattés depuis longtemps et qu’aucune partie parmi les autorités locales n’a daigné lever le petit doigt ou à défaut rendre compte au premier responsable de l’Exécutif.
Si ce n’est les faux rapports émanant des Services techniques envoyés à leurs tutelles respectives, à l’exception de Mme la subdivisionnaire de l’agriculture relevant de la daïra de Meskiana qui n’a pas cessé de tirer la sonnette d’alarme à ce qui a trait à la dilapidation du foncier agricole tout azimut, par le biais de rapports circonstanciés détaillés que la tutelle a mis aux oubliettes. Il est impératif que les pouvoirs publics mettent fin à ce massacre.












