Les commerçants activant au niveau du quartier populaire des frères Abbès, appelé communément Oued El Had, ont baissé rideaux, hier, en attendant le départ des contrôleurs, qui multiplient, ces derniers jours, les sorties sur terrain. Ainsi, une simple opération de contrôle, engagée par les services de la direction du commerce, a semé la panique au sein des épiciers, des cafetiers, des restaurateurs et des boulangers, entre autres. De ce fait, nous sommes en droit de se poser une question tout à fait innocente : que cachent ces commerçants pour agir de la sorte ? À notre humble avis, quelqu’un qui exerce ce métier dans les normes et les règles de l’art n’a rien à craindre d’un contrôleur, venu faire son travail.
Dans le cas contraire, la fuite serait peut-être compréhensible, mais jusqu’à quand ? La question mérite certainement d’être posée. Et l’on revient à dire, encore une fois, que l’exercice d’une activité commerciale obéit, de prime abord, à des conditions et à des règles auxquelles il faudrait se soumettre. Sinon, on va tout droit vers l’infraction des lois et des textes régissant cette activité. Dans le cas précité, les commerçants dont l’activité est étroitement liée aux conditions d’hygiène, ont été les premiers à suivre la consigne donnée par une source bien informée, de baisser les rideaux avant même l’arrivée des agents de ladite direction.
Ces commerçants s’en donnaient à cœur joie à un jeu de cache-cache. Puisque juste après le départ des contrôleurs, les commerçants « fraudeurs » ont repris leurs activités. Une attitude qui explique clairement la qualité de certains commerçants, peu scrupuleux. Le mot hygiène ne signifie absolument rien pour de nombreux commerçants. Il suffit d’ailleurs de faire juste un tour chez certains restaurateurs, à titre indicatif seulement, pour constater de visu les conditions d’hygiène dans lesquelles ces derniers travaillent. Ce qui explique, peut-être, la conduite de ces commerçants « tricheurs ». Le citoyen est également complice dans cette situation. Car, dans des conditions d’hygiènes lamentables, il consomme sans contester! Malheureusement, nous sommes encore loin de ce mode de consommation.
Par : A.A











